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Insécurité: une vingtaine de civils de nouveau massacrés dans la région de Tillabéri

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(Echos su Niger 18 aout) Le jeudi 14 août 2025, un camion de transport communément appelé “Dogon Baro”, avec à son bord plus d’une vingtaine de passagers et en provenance de Mehanna, a été intercepté par des assaillants armés à quelques 5 kms de Komabangou, dans la même région de Tillabéri. Les assaillants, présumés membres du groupe terroriste Province de l’Etat Islamique au Sahel (EI-PS, ex EIGS ou EIS) ont massacré sur place vingt (20) personnes dont le chauffeur qui a été enlevé puis exécuté, avant de mettre le feu au camion qui transportait également des marchandises. Un nouveau massacre qui s’ajoute à ceux commis ces derniers mois dans la même région, dans la zone des 3 frontières, et qui illustrent une fois de plus le lourd tribut que continue de payer les populations locales en proie aux exactions des groupes armés terroristes (GAT) qui écument la zone transfrontalière.

Tillabéri est de nouveau endeuillée par un nouveau massacre de masse des populations civiles! Le jeudi 14 août en pleine journée, un camion transportant des passagers et des marchandises a été intercepté à environ 5 kilomètres de Komabangou, alors qu’il arrivait du marché hebdomadaire de Méhanna, dans le département de Téra, dans la même région de Tillabéri, sur la rive droite du fleuve Niger. L’attaque, attribuée à des éléments de l’Etat islamique au Sahel (EIS, ex EIGS), s’est produite à l’entrée de la localité de Komabangou, toujours dans la même région.

Selon le témoignage de sources locales, dix-neuf (19) ont été exécutés sur place par les assaillants alors que trois (03) survivants dont deux apprentis et un passager, ont pu s’échapper. Deux (02) femmes ont été également épargnées. Le chauffeur, un certain M.M qui faisait le transport des marchandises et des passagers depuis les années 2000 dans la zone, a été dans un premier temps annoncé comme enlevé et introuvable, avant que son corps ne soit par la suite retrouvé et tout laisse à croire qu’il aurait été exécuté par les assaillants et ravisseurs.  Le camion, communément appelé “Dogon Baron”, a quant à lui, été totalement incendié par les terroristes.

 Massacre de civils en série dans la région de Tillabéri

Ce nouveau massacre et le dernier d’une série noire d’exactions meurtrières contre les populations civiles, commises ces derniers mois par les Groupes armés terroristes (GAT) qui écument cette zone des trois frontières. Malgré le renforcement du dispositif sécuritaire et les différentes opérations militaires des Forces de défense et de sécurité (FDS), les populations continuent de payer un lourd tribut à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région.

Des massacres de masse de civils mais également des assassinats ciblés et des menaces contre les populations sont devenus le calvaire quotidien dans cette zone, particulièrement dans les communes de Kokorou et de Mehanna, où selon les mêmes sources locales, des milliers de cultivateurs ne peuvent plus se rendre aux champs. Une situation humanitaire inquiétante qui vient amplifier les autres répercussions directes de l’insécurité ambiante avec des villages entiers qui sont vidés de leur population et des axes routiers complètement délaissés. En dépit des patrouilles militaires et des mesures d’urgence prises par les autorités, notamment l’interdiction de la circulation des engins à motos, les terroristes parviennent à circuler sur des engins à deux roues et à imposer leurs lois aux populations, lesquelles ne savent plus à quel saint se vouer.

En juin dernier, plusieurs dizaines de personnes ont été lâchement massacrées à Manda, près de Mehanna, dans le Goroual, alors qu’elles assistaient à un prêche religieux. Quelques mois plutôt, en mars, 44 civils ont été également massacrés à Fambita, dans la commune de Kokorou, alors qu’ils assistaient à la prière de vendredi. De quoi faire dire à certains ressortissants de la région que “Tillabéri se meurt à petit feu dans l’indifférence générale”, d’autant que ces massacres de masses et assassinats ciblés sont aussi le lot quotidien de plusieurs autres communes de la région comme celle de l’Anzourou, Téra, Banibangou et autres.

Yacouba Barma(lesechosduniger.com)

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