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Niger : la CDTN veut saisir le Comité de la liberté syndicale de l’OIT suite à la dissolution du SAMAN

Actualité Niger

(Echos du Niger 15 août 2025) La Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN) monte au créneau pour dénoncer la décision de dissolution, par voie administrative, des syndicats du secteur de la justice, à elle affiliés.

Réuni en session ordinaire, le Bureau Exécutif National de la CDTN a jugé cette décision du gouvernement d’ « illégale et arbitraire », y voyant une grave atteinte aux libertés syndicales et un précédent dangereux pour l’ensemble du mouvement syndical nigérien. L’organisation rappelle que cette mesure viole plusieurs textes majeurs : la Charte de la Refondation du 26 mars 2025, qui garantit la liberté et le droit syndical ; le Code du Travail du 25 septembre 2012 ; la loi du 15 mai 2023 modifiant le Statut général de la fonction publique ; ainsi que les conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), ratifiées par le Niger depuis plus de six décennies.

La CDTN dénonce en outre les propos du ministre de la Justice, qu’elle estime infondés, et exprime sa « vive préoccupation » face à la répétition des violations des libertés syndicales par le Gouvernement de la Refondation, en dépit de ses engagements internationaux.

Dans son communiqué, la centrale syndicale rappelle que le Niger siège actuellement au Conseil d’Administration du Bureau International du Travail, ce qui devrait l’obliger à donner l’exemple en matière de respect des normes internationales. Elle fustige un « vaste projet de démolition » des structures syndicales et appelle les organisations de travailleurs, d’employeurs et les défenseurs des droits humains à former un front commun pour la défense des libertés fondamentales.

Enfin, la CDTN lance un appel pressant au Président de la République, garant du respect des engagements internationaux en matière de droits humains, pour mettre fin à cette dérive. L’organisation promet d’utiliser « tous les moyens légaux » pour faire respecter les libertés syndicales, y compris la saisine des juridictions nationales et du Comité de la liberté syndicale de l’OIT.

Les Echos du Niger.

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