Site icon

NIGELEC: Un Comité ad hoc mis en place pour définir une nouvelle gouvernance après la nationalisation

Image d'illustration

Publicités

(Echos du Niger 22 juillet) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, Ali Mahamane Lamine Zeine, a présidé, lundi 21 juillet 2025 à son Cabinet, la cérémonie officielle d’installation du comité ad hoc chargé de définir de nouvelles règles de gouvernance pour la Société Nigérienne d’Électricité (NIGELEC). Cette initiative fait suite à la décision prise par le gouvernement, lors du Conseil des ministres du jeudi 19 juin 2025,  de nationaliser cette entreprise publique stratégique en charge de la production, le transport et la distribution d’électricité au Niger. Le Comité aura ainsi pour principale mission, d’examiner la situation financière de la NIGELEC, d’évaluer les impacts sociaux, de proposer les modifications nécessaires aux statuts de la société, d’élaborer un nouveau statut du personnel, et de formuler des recommandations fortes afin d’assurer la viabilité financière et technique durable de la société.

Le Comité ad hoc qui a été officiellement installé par le Premier ministre est  composé des compétences les plus pertinentes, sous la présidence du Conseiller en Énergie du Président de la République, assisté du Conseiller Spécial comme Vice-Président, et des Secrétaires Généraux des ministères de l’Énergie et des Finances comme rapporteurs. Sont également associés à ce comité, les représentants des ministères concernés, de la NIGELEC, de l’Inspection Générale d’État, et de l’Inspection Générale des Finances. Selon l’arrêté signé à cet effet, le Comité se réunira à la demande de son Président et fera un point détaillé de l’évolution de ses travaux après chaque session. Il pourra également faire appel à toute personne dont l’expertise sera jugée utile.

Une nouvelle Gouvernance à la NIGELEC

Après la nationalisation, les autorités s’activent donc à donner un nouveau souffle à la NIGELEC avec une nouvelle gouvernance qui devrait lui permettre de remplir efficacement ses missions stratégiques. Entreprise stratégique, la société a, en effet, été marqué ces dernières années par des dysfonctionnements qui en ont une société défaillante comme l’a d’ailleurs fait relever le gouvernement, ce qui a du reste conduit à la décision de la nationaliser. 

Entreprise stratégique par excellence, la NIGELEC a connu de multiples réformes en vue de la rendre plus performante, y compris des tentatives de privatisation dans les années 1990, sans grand succès”, avait expliqué le gouvernement qui souligne, à titre d’exemple, que  la NIGELEC rencontre depuis plusieurs années, des difficultés financières nonobstant des investissements de plusieurs milliards réalisés par l’Etat en vue de rétablir son équilibre financier. “La société affiche actuellement un déficit budgétaire qui affecte sa crédibilité à l’égard de ses créanciers, des investisseurs et de ses clients”, avait-il déploré, ce qui n’a pas empêché, la  NIGELEC a persisté  à servir à son personnel “des avantages exorbitants notamment un abattement de 90% sur leur consommation d’électricité, des cadeaux, une prime de treizième mois et une prime d’intéressement au résultat et des acomptes spéciaux”.

C’est face à cette “situation alarmante” que le gouvernement a décidé de procéder à la nationalisation de cette société, “ce qui lui donnerait une plus grande maîtrise de la gestion et permettrait une meilleure orientation de la politique et des décisions en matière d’électricité”. Ainsi, par cette nationalisation, les actions et le patrimoine de la NIGELEC ont  été intégralement transférés, en toute propriété, à l’Etat du Niger et les détenteurs d’actions transférées à l’Etat bénéficieront d’une indemnité en compensation des actions détenues dans le capital de la société.

A travers cette décision, le gouvernement nigérien assume désormais le contrôle total de la NIGELEC. Il faut dire que depuis des années et face à l’amplification des dysfonctionnements qui se traduisent par des lacunes en matière de prestation notamment l’approvisionnement régulier du pays en énergie, la société avait besoin d’un nouveau souffle.

Il reste à attendre les travaux du Comité ainsi que les décisions qui y seront prises par la suite pour que la NIGELEC puisse disposer des bases juridiques nécessaires à l’accomplissement de ses nouvelles missions dans la droite ligne de l’ambition affichée du CNSP pour la souveraineté nationale et dont la souveraineté énergétique constitue une composante essentiel dans le contexte actuel, en plus de sa contribution au développement, au bien-être et à la prospérité des populations.

http://www.lesechosduniger.com

Quitter la version mobile