Santé publique : le Niger réglemente la teneur en plomb dans les peintures

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(Echos du Niger 21 juillet 2025) Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret visant à réglementer la teneur en plomb total dans les peintures et les revêtements assimilés, dans le but de protéger la santé publique et de préserver l’environnement. Cette décision marque un tournant important dans la gestion des risques chimiques liés aux produits de consommation courante.

Selon les autorités, les peintures contenant du plomb constituent l’une des principales sources d’exposition domestique à cette substance toxique. Le plomb, utilisé notamment pour ses propriétés de durabilité et de pigmentation, peut provoquer de graves problèmes de santé, en particulier chez les enfants : troubles du développement neurologique, anémie, lésions rénales, et autres complications.

Une étude conjointe des ministères en charge de l’Environnement et de la Santé publique, menée en 2022, a mis en lumière l’ampleur du phénomène. Sur 49 échantillons de peintures prélevés sur les marchés de Niamey, Maradi et Agadez, 15 échantillons (soit 31 %) contenaient des niveaux dangereux de plomb total, dépassant les normes internationales de sécurité.

Face à ces résultats alarmants, le gouvernement a jugé nécessaire d’intervenir. Le nouveau décret fixe à 90 milligrammes par kilogramme (mg/kg) la limite maximale autorisée de plomb total dans les peintures et produits assimilés. Au-delà de ce seuil, toute production, importation, exportation, commercialisation, détention ou distribution de ces produits devient strictement interdite sur le territoire nigérien.

Cette mesure vise à aligner le Niger sur les standards internationaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), tout en répondant à une urgence sanitaire nationale.

Le gouvernement entend également renforcer les capacités des services de contrôle et de surveillance, pour assurer une application rigoureuse du décret. Des campagnes de sensibilisation à l’endroit des fabricants, distributeurs et consommateurs sont également prévues afin d’accompagner la transition vers des alternatives sans plomb.

Avec ce nouveau cadre réglementaire, le Niger fait un pas de plus vers un environnement plus sain et une meilleure protection des générations futures.

Alkacir Bako(lesechosduniger.com)

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