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Université de Niamey : Les enseignants-chercheurs dénoncent des violences et appellent à la fermeté

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(Echos du Niger 7 juillet) Le climat académique à l’Université Abdou Moumouni de Niamey est de nouveau secoué par un incident grave survenu le 28 juin 2025. À l’occasion d’une journée « Portes ouvertes » organisée par le Centre d’Excellence Régional sur les Productions Pastorales (CERPP), en présence de partenaires institutionnels et financiers, une intrusion violente a perturbé les activités. Selon le Syndicat National des Enseignants Chercheurs et Chercheurs du Supérieur (SNECS), la CASO de l’Union des Étudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) a fait irruption sur les lieux, s’en prenant aux installations et agressant physiquement des enseignants et invités.

La déclaration signée par la Secrétaire Générale du SNECS, Hamidou Haoua, dénonce une attaque « préméditée » ayant contraint les participants, partenaires et journalistes à fuir les lieux. Le syndicat accuse la CASO, agissant sous l’impulsion du secrétaire général de l’UENUN, de violences physiques et d’actes de vandalisme, notamment l’arrachage du téléphone d’un enseignant pour effacer les preuves de l’agression.

Le SNECS exige une réaction ferme de l’Université et interpelle le Recteur à convoquer en urgence la commission disciplinaire compétente. Il demande également une condamnation publique de cette « barbarie », soulignant que de tels actes ne doivent plus jamais se reproduire dans l’espace universitaire.

Cet événement survient dans un contexte plus large de tensions récurrentes sur le campus de Niamey, où la CASO est régulièrement accusée d’instaurer un climat de terreur, empêchant la sérénité académique et la libre expression. Le syndicat réaffirme son attachement à la paix, à la sécurité des enseignants et des étudiants, et à la préservation des franchises universitaires.

Dans sa déclaration, le SNECS exprime aussi son soutien aux forces de défense et de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme, adresse ses condoléances aux victimes des récentes attaques, et appelle à la vigilance, à la mobilisation et à la résistance contre toute forme de violence.

Enfin, le syndicat appelle ses militantes et militants à rester unis pour défendre leurs droits et restaurer un climat de travail apaisé au sein de l’université publique nigérienne.

Youssouf Sériba(lesechosduniger.com)

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