(Echos du Niger 12 juin)Dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques, le gouvernement a décidé de réduire les dépenses du personnel local de ses Ambassades et Consulats à l’étranger. Dans une note transmise aux différents chefs des missions et postes diplomatiques du Niger à l’extérieur, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, SE Bakary Yaou Sangaré, les a instruits à engager une cure du personnel local en ne retenant pour chaque représentation, que cinq (05) postes. Une mesure qui va entrer en vigueur à compter du 1er juillet 2025.
Selon la correspondance du Chef de la diplomatie nigérienne adressée, fin mai, aux chefs des missions et postes diplomatiques du Niger à l’étranger, tenant compte des effectifs des agents locaux inscrits sur les états nominatifs tenus à l’administration centrale et ceux réellement en service dans les missions diplomatiques et consulaires et considérant le contexte économique et financier du pays, “le gouvernement nigérien a décidé de la réduction des dépenses du personnel local de ses Ambassades et Consulats à l’étranger”.
Ainsi, pour compter du 1er juillet 2025, sauf exception dûment justifiée, seuls les cinq (05) postes locaux ci-après seront retenus pour chaque représentation du Niger à l’étranger.
Il s’agit de :
01 secrétaire/Assistant (bilingue si nécessaire)
02 chauffeurs
01 Cuisinier/Cuisinière
01agent de ménage (chancellerie et résidence)
A cet effet, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur a instruit tous les Chefs des Missions diplomatiques et postes consulaires du Niger à l’étranger, de prendre toutes les dispositions nécessaires à la mise en conformité de leurs structures avec cette décision, en procédant notamment à l’évaluation des droits dus aux agents non retenus pour leur règlement dans les meilleurs délais et aux résiliations des contrats concernés.
Selon les autorités nigériennes, l’objectif de cette mesure est de “parvenir à une utilisation rationnelle et efficiente des agents disponibles pour assurer un fonctionnement régulier des missions”. Il s’agit aussi d’alléger les charges salariales de plus en plus insoutenables par les missions et souvent sources de désagréments voire des conflits en cas de retard de paiement, précise la note du gouvernement.
Yacouba Barma(lesechosduniger.com)

