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Tabaski 2025: L’Aïd al-Adha sera célébrée le vendredi 06 juin au Niger comme dans les autres pays de l’AES

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(Echos du Niger, 30 mai) Le Conseil Islamique a annoncé, mercredi 28 mai, que la fête de l’Aïd al-Adha ou “Tabaski” sera célébrée le vendredi 06 juin 2025, conformément à l’observation, la veille mardi, du croissant lunaire Dhoul Hijja 1446 du calendrier hégirien. Comme au Niger, où elle intervient dans un contexte économique assez morose, cette fête sera également célébrée le vendredi prochain au Burkina Faso et finalement au Mali aussi, les deux autres pays de la Confédération des États de l’AES. Il faut dire qu’en plus de l’observation du croissant lunaire pour déterminer la date du 10e jour de Dhoul Hijja, les Assises nationales avaient recommandé à ce que la Tabaski soit célébrée au lendemain de l’ascension du “Mont Arafat”, moment culminant du pèlerinage, qui a été annoncée pour le jeudi 05 juin par l’Arabie Saoudite. Dans d’autres pays comme au Sénégal, la Korité sera célébrée le samedi 07 juin 2025 selon les autorités religieuses.

Au contraire de certaines éditions précédentes, cette année, l’Aïd el-Adha ou “Grande fête” sera célébrée au Niger, ensemble et dans la communion, le vendredi 06 juin 2025. C’est ce qu’a annoncé le Conseil islamique du Niger (CIN) qui s’est basé sur l’observation, mardi 28 mai,  du croissant lunaire du mois hégirien de Dhoul Hijja 1446. A l’instar de la Oumma islamique de plusieurs pays musulmans, la célébration de la “Tabaski” se fera au Niger au lendemain de  l’ascension du “Mont Arafat”, moment fort du pèlerinage à la Mecque, en Terre Sainte. L’Arabie saoudite a, en effet, aussi annoncé pour le jeudi 05 juin 2025, le jour de l’Ascension et le lendemain, vendredi et jour saint de l’Islam, le jour du rituel du sacrifice du mouton. A cette occasion, le conseil islamique du Niger a exhorté la population nigérienne à “multiplier les bonnes actions et prier pour qu’Allah descende la paix, la sécurité et la prospérité dans le pays”.

Au Burkina où la Fédération des Associations islamiques (FAIB) se base sur l’Ascension du Mont sacré d’Arafat, la fête de Tabaski a été également fixée pour le vendredi prochain. Tout comme au Mali voisin, où dans un premier temps, les autorités avaient fixé la fête au samedi 07 juin, avant que les associations islamiques du pays notamment le COSIM, se ravisent et fixent la célébration pour le vendredi 06 juin.

Par le passé, la célébration des principales fêtes musulmanes au Niger ont donné lieu à des divergences notamment en raison des interprétations des textes religieux et surtout de l’observation du croissant lunaire. C’est du reste pourquoi, lors des “Assises de la refondation”, du 15 au 20 février dernier, les participants avaient recommandés à ce qu’elle soit célébrée au lendemain de l’ascension du “Mont Arafat” en Arabie Saoudite, afin d’uniformiser les pratiques au sein de la Oumma islamique.

Un moment de communion et de partage dans un contexte économique morose

La fête de l’Aïd al Adha ou “Aid El Kébir” (grand Aïd), également “Fête du mouton ou Tabaski est célébrée au dixième jour du mois de Doul-Hijja marquant ainsi la fin du pèlerinage en Lieux saints d’Arabie saoudite. Par cette fête, dont recommandation est faite à ceux qui en ont le moyen de sacrifier une bête, les musulmans commémorent le sacrifice du Prophète Abraham (Ibrahim).

Au Niger, comme partout ailleurs chez les musulmans, elle est célébrée dans l’allégresse et la communion. Une occasion unique et par excellence aussi de partage notamment en raison du sacrifice du traditionnel mouton pour ceux qui en ont la capacité. Cette année, la célébration intervient dans un contexte assez particulier marqué par une conjoncture assez difficile pour les ménages. En dépit des mesures prises par le gouvernement pour assurer un approvisionnement régulier du marché en bétail, avec l’interdiction de l’exportation surtout vers le Nigeria et l’Algérie, les prix restent relativement élevés pour les bourses moyennes. La morosité économique ambiante ainsi que les effets du contexte sociopolitique auquel s’ajoutent l’insécurité dans certaines régions du pays, expliquent largement cet état de fait. Ce qui n’empêchera pas, comme par le passé, aux musulmans nigériens de se joindre à la Oumma islamique  pour célébrer cette journée particulière et pleine de symboles pour les musulmans du monde entier.

Ikali DH (lesechosduniger.com)

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