Arrivé de l’ex président et sa famille à Luanda

Gabon: L’ancien président Ali Bongo et sa famille désormais en asile à Luanda, en Angola

Afrique Diplomatie Politique

(Echos du Niger 17 mai) L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, sa femme Sylvia et son fils Noureddine, sont arrivés dans la nuit de jeudi à vendredi à Luanda, la capitale angolaise. Selon la présidence du pays, ils ont été accueillis dans le cadre de la médiation  menée par le chef de l’État , João Lourenço, sous l’égide de l’Union Africaine (UA) dont il assure la présidence en exercice, auprès du président Oligui Nguema du Gabon pour obtenir l’élargissement de l’ancienne famille présidentielle. Depuis le coût d’état d’août 2023, l’ancien Chef de l’État était placé en résidence surveillée à Libreville alors que sa femme et son fils était en détention dans une prison de la capitale gabonaise avant de bénéficier d’une liberté provisoire il y a quelques jours.

C’est le début d’une sorte d’exil qui ne dit pas son nom à l’état actuel des choses. L’ancien président gabonais et sa famille ont quitté cette semaine Libreville pour Luanda, en Angola,  où ils sont arrivés par vol spécial, dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir été libérés de leur détention. L’information a été communiquée par le bureau du président de l’Angola. “ À la suite des initiatives du président de la République d’Angola et président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço, auprès du président Brice Oligui Nguema du Gabon, la famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda”, a indiqué le communiqué.

Selon plusieurs sources proches de la médiation, le Chef de l’Etat angolais, , João Lourenço Président en exercice de l’UA,  aurait convenu de la libération d’Ali Bongo avec le président gabonais lors de sa visite officielle à Libreville le 12 mai dernier. Lors de cette visite au cours de laquelle il a officiellement présenté ses félicitations à son homologue gabonais suite à son élection à la tête du pays et à son investiture auquel il n’a pas pu assister, le président angolais avait également rencontré Ali Bongo en personne. Le 12 mai, les médias ont également rapporté que les autorités gabonaises avaient placé en résidence surveillée l’épouse de l’ex-président, Sylvia, ainsi que leur fils aîné, Noureddine, tous deux emprisonnés depuis plus d’un an.

La libération de Sylvia et Noureddine Bongo avait été demandée par leurs avocats, qui avaient dénoncé des “tortures et un isolement” de leurs clients, ainsi que par l’Union africaine, qui a adopté le 30 avril une résolution recommandant la libération de la famille de l’ancien président. En 2024, Ali Bongo avait lui-même entamé une grève de la faim pour protester contre les “ tortures”,  une grève qui avait duré 45 jours.

Pour rappel, à la suite du coup d’État du 30 août 2023, les militaires avaient placé Ali Bongo Ondimba en résidence surveillée. Deux de ses fils, Jalil et Bilal, également détenus, avaient été autorisés à quitter le pays, mais son fils aîné et son épouse étaient restés emprisonnés.

A Libreville on se refuse officiellement à tout commentaire sur le statut de l’ancienne famille présidentielle. Toutefois, selon le procureur, l’ancienne première Dame et son fils avaient plutôt bénéficiés d’une liberté provisoire, ce qui est normal dans le cadre de la procédure judiciaire qui est toujours en cours. Cependant pour beaucoup d’observateurs, il sera difficile de voir Sylivia Bongo et son fils retourné de sitôt à Libreville et du reste, cette issue heureseuse arrange bien les affaires des autorités qui tiennent à tourner définitivement la page de la dynastie Bongo, à la suite de la nouvelle dynamique démocratique que connait le pays depuis les dernières élections présidentielles d’avril dernier et l’investiture du nouveau président Brice Clotaire Oligui Nguema. Il reste à savoir si Luanda sera l’étape finale de l’ancienne famille présidentielle ou juste une escale en attendant une autre destination d’accueil où ils profiteront mieux de leur liberté retrouvée…

Ikali DH (lesechosduniger.com)

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