(Echos du Niger 7 mai) Le président ghanéen John Dramani Mahama a menacé de limoger ses ministres qui ne respectent pas les exigences de déclaration de patrimoine. Le chef de l’État avait précédemment fixé la date limite de déclaration de patrimoine au 31 mars 2025. Lundi, lors du lancement du Code de conduite des personnalités nommées par le gouvernement à Accra, il a fixé comme échéance la fin de la journée de ce mercredi 07 mai pour les ministres contrevenants à se conformer à la loi sous peine de perdre leur maroquin. Comme il a fait la promesse lors de son retour au pouvoir, le chef de l’Etat s’est engagé à lutter contre la corruption et le détournement des biens publics. L’adoption du Code de conduite s’inscrit dans cette dynamique et en plus de la déclaration du patrimoine qui devient obligatoire pour les personnes assujetties, le Code met également en garde les ministres contre l’octroi de contrats gouvernementaux à soi-même, à des membres de sa famille ou à des proches associés.
Les ministres ghanéens qui n’ont pas encore déclaré leur patrimoine ont donc jusqu’à la fin de cette journée du mercredi pour le faire. « Si, d’ici la fin de la journée du mercredi 7 mai 2025, l’un d’entre vous ne déclare toujours pas son patrimoine, considérez-vous comme automatiquement limogé », a-t-il lancé à ses ministres qui ne respectent pas les lois du pays en la matière, lundi lors d’une cérémonie consacrée au lancement du Code de conduite des personnalités nommées par le gouvernement. Cette déclaration ferme du Président du Ghana, John Dramani Mahama, vis-à-vis de ces ministres intervient après le dépassement de la date butoir des déclarations de patrimoine qu’il avait lui-même fixée pour le 31 mars 2025.
Le Chef de l’Etat ghanéen a d’ailleurs indiqué qu’une quarantaine de personnalités qui se ne sont pas conformées à cette directive dans les délais ont été sanctionnées à travers le paiement d’amendes.
Transparence et lutte contre la corruption…
Depuis son retour au pouvoir, en janvier dernier, le président John Dramani Mahama a fait de la lutte contre la corruption un pilier central de sa politique de gouvernance. Il a en ce sens rappelé devant les ministres et autres responsables que de telles pratiques, qui étaient fréquentes dans les administrations précédentes, constituaient “une violation flagrante de la confiance publique”.
Dans son discours, M. Mahama a promis que les sanctions « ne seront pas cosmétiques ». Il a assuré qu’elles seront appliquées. « Je n’hésiterai pas à agir avec fermeté et détermination, quelle que soit la personne impliquée », a-t-il ajouté.
Les principales dispositions du code comprennent la déclaration obligatoire des avoirs, l’interdiction des conflits d’intérêts, l’interdiction pour les personnes nommées d’acheter des biens publics, des restrictions sur les cadeaux d’une valeur supérieure à 20.000 GHS (1.450 dollars) et des protocoles d’approbation stricts pour les voyages officiels.
A cet effet, un portail public est en cours de création pour permettre aux citoyens de signaler de manière confidentielle les violations du code.
En avril, les autorités ont inculpé un ancien haut responsable sécuritaire pour avoir détourné des millions de dollars d’un contrat de cybersécurité. La présidente de la Cour Suprême a été suspendue et l’ancien ministre des Finances de Nana Akufo-Addo est accusé de corruption.
Ikali DH (lesechosduniger.com)

