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Niger : une marche de soutien  à l’AES et contre l’Algérie interdite à Niamey par les autorités

AES

(Echos du Niger 30 avril) La marche suivie de meeting que projetait d’organiser, ce mercredi 30 avril à Niamey, la Convergence pour la Souveraineté des Nations du Sahel (COSNAS), a été interdite par les autorités municipales. Dans l’arrêté d’interdiction, les autorités municipales ont invoqué des “raisons d’ordre sécuritaire” pour motiver leur décision. La COSNAS, une des principales associations de soutien au CNSP qui a vu le jour au lendemain des évènements du 26 juillet 2023, entendait à travers cette manifestation, soutenir le Mali ainsi que les autres pays de l’AES dans la brouille diplomatique qui a émergé dernièrement avec l’Algérie.

Selon l’arrêté signé  le 23 avril dernier par l’Administrateur délégué de la Ville de Niamey, le colonel Soumana Boubacar Garanké, mais qui n’a été rendu public que la veille de la manifestation, la décision d’interdiction est motivée par des “raisons d’ordre sécuritaire”, conformément à la loi régissant les manifestations publiques.

La manifestation devrait se tenir à l’initiative de la Convergence pour la Souveraineté des Nations du Sahel (COSNAS) avec pour objectif d’exprimer un soutien au Mali dans la crise diplomatique qui oppose le pays ainsi que ses alliés de la Confédération AES à l’Algérie. Une crise qui fait suite à la destruction d’un drone de l’armée malienne dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 par la Défense aérienne algérienne. Dans son appel à manifester, la COSNAS (à ne pas confondre avec la COSNA) avait appelait à dénoncer  « l’attitude algérienne et à réaffirmer le soutien aux chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) et à leurs armées ». Il s’agissait aussi pour l’organisation « d’exiger que toute la lumière » soit faite dans cette affaire qu’elle considère comme un  « acte de guerre et de sabotage de l’élan souverainiste des peuples du Sahel », tout en appelant les autorités algériennes à “se ressaisir” et à rejoindre “la démarche panafricaniste engagée par les États de l’AES  pour une Afrique libre et souveraine ».

Il faut noter aussi que, hasard du calendrier et des évènements, plusieurs organisations civiles de l’AES et au delà, ont appelé à des manifestations, ce mercredi au Burkina Faso et ailleurs, en soutien au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui fait face selon les autorités du pays, à des tentatives de déstabilisation orchestrées depuis des pays voisins et avec l’appui des “puissances impérialistes”, selon les initiateurs du mouvement de soutien au jeune leader de la nouvelle révolution en cours au pays des hommes intègres.

Yacouba Barma (Lesechosduniger.com)

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