(Échos du Niger 4 avril) Selon nos informations, le Directeur de publication du journal « Le Courrier » est depuis hier vendredi, entendu à la Police judiciaire (PJ) de Niamey suite à une plainte déposée par le Directeur général sortant des Douanes, le colonel Abou Oubandawaki. Dans sa dernière parution, actuellement en kiosque, l’hebdomadaire avait laissé entendre que le départ du colonel Oubandawaki, également membre du CNSP, est lié à de “sales affaires” de mauvaise gestion.
Et rebelote pour Ali Soumana, le Directeur de publication de l’hebdomadaire “Le Courrier”, qui se trouve depuis hier vendredi dans les locaux de la PJ de Niamey.
Selon nos informations, le journaliste est entendu suite à une plainte déposée par le DG des douanes sortant, le colonel Abou Oubandawaki qui a été mis en cause dans la dernière parution du journal d’investigations. Sous le titre: « Le colonel Oubandawaki pris en flagrant délit? », l’hebdomadaire a laissé entendre que le départ de la tête des douanes nigériennes du colonel Oubdandawaki, également membre du CNSP, serait en réalité un limogeage en raison de son implication dans des « sales affaires ».
Selon le journal, une inspection diligentée par les services compétents, sur instruction du Chef de l’Etat, aurait décelé de “graves malversations” qui ont conduit à son “débarquement” ainsi que celui de son adjoint, par décret du Président de la république, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, en date du lundi 31 mars.
Depuis sa parution, l’article a suscité une véritable polémique sur les réseaux sociaux et des proches du mis en cause avaient déjà assuré que le colonel Oubandawaki entend cette fois saisir les juridictions compétentes pour laver son honneur. Ce n’est pas la première fois que le DP du Courrier est interpellé à la PJ pour ses “révélations”.
Sous le précédent régime, il a été à plusieurs reprises amener à s’expliquer devant la justice avec, assez souvent, de bref passage à la case prison.Pour l’heure, l’audition se poursuit et aucune réaction n’a encore été enregistrée de la part des organisations socioprofessionnelles de la presse ou de sa défense. Affaire à suivre…
Les Échos du Niger

