(Échos du Niger 22 mars) Le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de 72heures à compter de ce samedi 22 mars, suite au massacre perpétré vendredi dernier par des assaillants de l’EIGS à Fombita, dans la commune de Kokorou, région de Tillabéri. Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur a confirmé un bilan provisoire de 44 civils tués et 13 autres blessés dont 4 cas graves suite à ce “ignoble acte”. Les victimes étaient, en effet, en train d’accomplir leur prière de vendredi en plein mois de Ramadan , lorsque des “terroristes lourdement armés ont encerclé la mosquée pour opérer leur massacre d’une rare cruauté” ont déploré les autorités de transition qui assurent que les auteurs, coauteurs et complices de ce massacre ne resteront pas impunis.
Le bilan est très tragique et c’est avec une émotion à peine contenue que le gouvernement a confirmé la nouvelle tragédie qui vient d’endeuiller le pays. Quarante-quatre civils (44) civils ont été lâchement assassinés et treize (13) autres ont été blessés, vendredi 21 mars, à Fombita, dans l’ouest du pays, suite une attaque attribuée par l’Etats Islamique au grand Sahara (EIGS), selon un communiqué du gouvernement publié tard dans la soirée. « Ce vendredi 21 mars, le village de Fonbita, dans la commune rurale de Kokorou, a fait l’objet d’une attaque barbare par les terroristes de l’EIS » a confirmé le communiqué officiel signé par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique par intérim, le Général de corps d’Armée Salifou Mody, ministre d’Etat en charge de la Défense nationale.
Selon les autorités nigériennes, l’attaque a eu lieu vers 14h, alors que les fidèles musulmans accomplissaient la prière du vendredi en plein mois de ramadan. « Ces terroristes lourdement armés ont encerclé la mosquée pour opérer leur massacre d’une rare cruauté », a rapporté la même source, ajoutant que dans leur repli, les assaillants ont ensuite “systématiquement incendié le marché et les habitations”. Le bilan provisoire fait état de « 44 martyrs tous civils, 13 blessés dont quatre graves pris en charge ».
Deuil national de 72 heures et drapeaux en berne…
Suite à cette nouvelle tragédie qui illustre la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays, dans la zone des trois frontières, le gouvernement a décrété un deuil national de 72 heures à partir de ce samedi 22 mars. Une période durant laquelle les drapeaux seront également mis en berne sur toute l’étendue du territoire national. Dans son communiqué, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur par intérim, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody, a fermement condamné « cet acte ignoble commis un vendredi, jour saint de l’islam, dans les dix derniers jours du mois béni de ramadan ». Le numéro 2 du CNSP a souligné que « cet acte d’une rare cruauté », témoigne si besoin est encore et à suffisance, « que les terroristes et leurs commanditaires ne défendent aucun idéal religieux ».
Dans le communiqué, le gouvernement a assuré que « ces crimes crapuleux ne resteront pas impunis » avant de s’engager à traquer les auteurs, coauteurs, commanditaires et complices pour les traduire devant la justice.Selon nos informations, des opérations de poursuite et de ratissage ont été déjà engagées dans cette zone où les Forces de défense et de sécurité (FDS) intensifient leurs opérations militaires avec leurs partenaires burkinabé et maliens de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES).
Le weekend dernier, un raid aéroterrestre mené par les forces nigériennes sur le site aurifère de Kiral, avec l’appui des forces burkinabé, a fait une quarantaine de morts dans les rangs de l’EIGS. Neuf (09) soldats nigériens ont malheureusement trouvé la mort lors de l’opération selon un communiqué officiel publié mercredi par l’armée nigérienne.
Ikali Dan Hadiza (lesechosduniger.com)

