(Echos du Niger 19 février) Alors que les relations entre les deux pays sont tendues depuis près de deux ans, le ministre de la Défense ivoirien, Téné Birahima Ouattara dit photocopie, a annoncé dans un entretien radio le mardi 18 février 2025 que la Côte d’Ivoire souhaite relancer la coopération sur le plan sécuritaire avec le Burkina Faso. Le ministre d’État plaide notamment pour une reprise des opérations de patrouilles mixtes, interrompues depuis 2021, afin de renforcer la sécurité à la frontière commune.
« On l’a toujours souhaité. La partie burkinabè nous avait donné des assurances dans ce sens, mais pour le moment, ce n’est pas effectif. C’est pourtant notre souhait, car cela permettrait à la Côte d’Ivoire de sécuriser le nord ivoirien et au Burkina de sécuriser le sud du Burkina », a-t-il déclaré avant de rappeler que « le Burkina et la Côte d’Ivoire ont une histoire commune. Nous sommes tellement liés que nous ne pouvons pas nous fâcher durablement. Il peut y avoir des incompréhensions, mais elles sont vite levées ».
Curieusement, dans la même interview Téné Brahima indique que la coopération militaire avec la France se poursuivra. Il a indiqué que des instructeurs de l’armée de l’Air Français sont à Bouaké où une base logistique est aménagée pour la formation de pilotes de l’armée de l’air ivoirienne. C’est comme qui dirait que photocopie désir une chose et son contraire quant on sait les raisons de la brouille diplomatique entre les deux voisins. Le gouvernement Burkinabè accuse depuis un moment l’Etat ivoirien de vouloir déstabiliser la transition en cours dans le pays des hommes intègre laissant à qui veut le croire que ce projet de déstabilisation serait un manœuvre par procuration de la France.
Youssouf Sériba(lesecoduniger.com)

