Moustapha Maiga journaliste ivoirien

Media: libération du journaliste ivoirien Moustapha Maiga, interpellé vendredi dernier à Gaya

Actualité Afrique

(Echos du Niger 28 janvier) Le journaliste ivoirien Moustapha Maiga a été libéré ce lundi et a quitté le commissariat de Gaya, ce lundi aux environs de midi. Il avait été interpellé le vendredi 24 janvier dernier, alors qu’il tentait de transiter par le Niger, en passant par Gaya, à la frontière avec le Bénin, et à destination de Gao, au Mali. Selon des sources sécuritaires, il a été interpelé pour des raisons de vérification et d’investigations alors qu’à Abidjan, cette affaire a été vue sous le prisme des tensions diplomatiques entre Niamey et Yamoussoukro.

Je suis libre” a posté sur les réseaux sociaux, ce lundi aux environs de midi, le journaliste ivoirien Moustapha Maiga, aussitôt après avoir quitté le Commissariat de Police de Gaya, à la frontière avec le Bénin, où il était retenu depuis le vendredi dernier. “Mes premiers mots de remerciements vont à l’endroit du Président de la République de Côte d’Ivoire, à la Première Dame, au ministre de la Communication ainsi qu’à l’Ambassadeur et au Consul de la Côte d’Ivoire au Niger”, a exprimé, en signe de gratitude, le journaliste qui a également tenu à remercier le Président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), aux organisations professionnelles ainsi qu’aux organisations socioprofessionnelles des médias, aux journalistes, influenceurs et tout ce qui se sont promptement mobilisés “sans ambages” pour le dénouement de cette affaire.

Le journaliste ivoirien a quitté la ville de Gaya après sa libération. Il a été interpellé par les services de sécurité le 24 janvier 2024 alors qu’il transitait par le Niger, en provenance de la Côte d’Ivoire puis en passant par le Burkina Faso, pour Gao, au Mali. Officiellement, ont rapporté plusieurs médias ivoiriens, Moustapha Maiga se rendait dans son pays d’origine pour des “raisons familiales” et en l’absence de vols directs, il a choisi l’option de la route à travers un périple passant par le Burkina Faso et le Niger.

De sources sécuritaires nigériennes, son interpellation a été motivée par “son comportement suspect” notamment  des prises d’images à partir de son smartphone alors que son signalement a été déjà donné. Selon ces mêmes sources, c’est aux fins de vérification et d’investigations complémentaires qu’il a été retenu avant sa libération ce lundi. Les médias ivoiriens, s’appuyant sur les déclarations de l’intéressé, indiquent qu’il y a eu une intense tractation diplomatique entre les autorités des deux pays pour que l’affaire s’estompe au plus vite.

Relations diplomatiques tendues entre le Niger et la Côte d’Ivoire

Il faut dire que les relations entre le Niger et la Côte d’Ivoire ne sont pas au beau fixe depuis les évènements du 26 juillet 2023 et l’avènement des militaires du CNSP au pouvoir suite au coup d’état contre Bazoum Mohamed. A plusieurs reprises, les autorités nigériennes au premier rang desquelles le Patron de la Transition, le général Tiani, ont accusé le pays d’Alassane Ouattara, de servir de cheval de Troie à la France dans ses velléités de déstabiliser le Niger et les pays de la Confédération de l’AES notamment le Burkina et le Mali.

La semaine dernière, pour rappel, c’est le Directeur général de Canal+ Côte d’Ivoire qui a été brièvement interpellé par les services de contrôle des frontières à Niamey pour des “irrégularités” liées à son séjour et début septembre dernier, c’est un journaliste nigérien d’origine ivoirienne, Serge Mathurin Adou dit “Matt Cool J”, qui a été arrêté par les services secrets nigériens puis remis à la Police judiciaire avant d’être déféré à Birnin N’Gaouré, au sud de la capitale, officiellement pour des accusations “d’espionnage” et de “collusion avec les groupes terroristes”, en lien avec une opération de tentative de déstabilisation du Burkina Faso. Dernier épisode de cette crise diplomatique, quelques 124 ressortissants nigériens dont des vieillards, des femmes et des enfants ont été raflés la semaine dernière à Abidjan et transportés puis parqués à l’Ambassade du Niger située dans la capitale économique ivoirienne, officiellement, pour “mendicité”.

A. Yacouba Barma

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