Tchad: fin de l’opération “Haskanite” contre Boko Haram

Sécurité

(Les Echos du Niger 19) L’Armée nationale tchadienne (ANT) a annoncé, mardi 18 février, la fin officielle de l’opération militaire “Haskanite”, qui a été lancée début novembre dernier dans le bassin du Lac Tchad pour traquer les terroristes de Boko Haram et de ses différentes factions suite à une attaque meurtrière contre une position des forces tchadiennes sur l’île de Barkaram. Selon le bilan provisoire, cette grande offensive terrestre et aérienne a permis de neutraliser plusieurs terroristes ainsi que la destruction de plusieurs matériels.

Le bilan de l’opération “Haskanite” présenté  l’État-major de l’Armée tchadienne parle de lui-même: 297 terroristes tués et 163 autres blessés, 112 armes individuelles et 5 armes collectives récupérées ainsi que 15 hors-bord équipés de 12,7 millimètres, 15 autres de transports et 13 pirogues détruites. Coté ami, l’armée nationale déplore  la perte de 24 militaires et 3 civils tombés sur le champ d’honneur alors que 37  militaires et 4 civils ont été blessés et évacués à N’Djaména, la capitale pour les soins appropriés. L’annonce a été faite mardi 18 février 2025 à l’État Major Général des armées lors d’un point de presse fait par le Directeur des Communications des Armées, Chanane Issakha Acheik à l’occasion de la confirmation de la fin de la  grande offensive terrestre et aérienne lancée le 7 novembre 2024 à partir de Kaïga-Kindjiria, dans le bassin du lac Tchad, contre les terroristes de Boko Haram et de ses factions dissidentes notamment la province de l’Etat islamique en Afrique de l’ouest (ISWAP).

Une opération militaire d’envergure dirigée par le Maréchal Mahamat Déby

L’opération “Haskanite” a été lancée suite à l’attaque meurtrière perpétrée par des assaillants armés, le 27 octobre 2024 contre une  positions des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tchadiennes  sur l’île de Barkaram. L’attaque attribué au groupe islamiste Boko Haram a coûté la vie à une quarantaine de militaires et en a blessé 37 autres selon le bilan officiel communiqué à l’époque par le gouvernement.

Suite à cette attaque, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées, s’est déplacé sur le terrain pour organiser la riposte afin de mettre hors d’état de nuire cette nébuleuse. Des forces spéciales et des moyens terrestres et aériens ont été déployés dans la zone frontalière du Niger, du Nigeria et du Cameroun et pendant plusieurs semaines, sous la coordination d’un état-major spécialement mis en place pour coordonner l’opération, les soldats tchadiens ont écumé les différentes îles à la traque des assaillants armés. Des bases logistiques ont été également détruites au cours de l’opération militaire et sécuritaire qui, d’après les autorités, « ne visaient pas seulement à sécuriser nos paisibles populations ccontre les actions néfastes du groupe terroriste compromettent la stabilité de la région et de l’ensemble des pays ayant en partage le bassin conventionnel du Lac Tchad ».

« En tant que chef de l’État, chef suprême des armées et garant de la sécurité, j’ai décidé de traquer ces illuminés jusqu’à leur dernière base. Je voudrais rassurer le peuple tchadien que nous allons traquer ces illuminés qui ont endeuillé beaucoup de familles » a déclaré alors le Chef de l’Etat qui est resté sur le front durant plusieurs jours en compagnie des officiers supérieurs de l’État-major et des cadres du ministre de la défense pour, avait-il assuré, « traquer les ennemis jusqu’au dernier, où qu’ils aillent, et les éliminer un à un ».

C’est suite au succès de l’opération que le Président tchadien, qui était à l’époque général 5 étoiles, a été élevé au grade de Maréchal du Tchad, comme avant lui son père, le défunt Maréchal Idriss Déby Itno qui a dirigé l’opération “colère de Bohoma” dans des circonstances presque similaires.

A.Yacouba Barma

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *