(Echos du Niger 17 janvier) Le Hamas, le Jihad Islamique et Israël sont parvenus à un accord de cessez-le-feu pour mettre fin à la guerre d’Israël contre Gaza et échanger des prisonniers ont annoncé mercredi les principaux médiateurs dans cette nouvelle crise qui a engendrée un nouveau cycle meurtrier et destructeur dans la guerre qui oppose depuis des décennies, l’État hébreux et la Palestine. Après donc plus de 15 mois de guerre qui a fait près de 50.000 morts, en grande majorité des palestiniens de la Bande de Gaza, qui a été complètement saccagée par les raids israéliens, l’espoir d’une nouvelle période de paix est de retour dans cette partie du Moyen-Orient. Bien qu’elle est loin de résoudre la crise israélo-palestinienne, l’annonce de ce cessez-le-feu qui doit entré en vigueur dès dimanche prochain, a été saluée par les pays médiateurs ainsi que les organisations internationales comme l’ONU et a été célébrée dans plusieurs capitales arabes et du monde musulman. De quoi également réjouir les nombreux soutiens de la Palestine au Niger tout comme dans les autres pays de l’AES où les autorités de transition ont à plusieurs reprises dénoncé les atrocités commises par les forces israéliennes à Gaza, appelant à la fin des hostilités et militant pour une solution à deux états pour mettre fin à la guerre.
C’est le Premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, qui joue le rôle de médiateur, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, qui a fait l’annonce mercredi 15 janvier 2025 avant que la signature de l’accord entre les deux parties belligérantes ne soient confirmés par d’autres chancelleries notamment les États-Unis et la République arabe d’Égypte. Après plus de 15 mois de guerre, Israël, le Hamas et le Jihad Islamique ont accepté un accord pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération d’otages. Cette décision est intervenue à l’issue de négociations au Qatar, portant sur la libération des otages israéliens et la mise en place d’un cessez-le-feu. De nombreux appels internationaux en faveur d’une trêve avaient été lancés, notamment en raison des températures hivernales particulièrement basses, qui aggravent la situation déjà critique des déplacées.
Un accord qui met fin à plus de 15 mois d’atrocités à Gaza

La trêve à Gaza entrera en vigueur dimanche, a annoncé le Premier ministre du Qatar. « La première phase de l’accord durera 42 jours et comprendra un cessez-le-feu ainsi que le retrait des forces israéliennes vers l’est, loin des zones peuplées« , a affirmé le Premier ministre qatari Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani. « Les forces israéliennes seront ensuite positionnées le long de la frontière de Gaza, ce qui permettra l’échange de prisonniers, ainsi que l’échange de corps et le retour des personnes déplacées dans leurs résidences« , a-t-il ajouté.
Pour rappel, depuis le 7 octobre 2023, plus de 46 000 personnes ont été tuées par l’armée israélienne à Gaza. Un bilan que The Lancet, un site spécialisé dans les conflits, estime sous-évalué d’environ 40%. Alors qu’Israël fait face à des accusations de génocide devant la CPI, en novembre dernier, la Cour a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Il faut noter que l’annonce de cet accord intervient à quelques jours du départ du pouvoir de Joe Biden, qui a mené une campagne intense en ce sens avant le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, le 20 janvier.
Dans un communiqué suite à l’annonce d’un accord sur l’obtention d’un cessez-le-feu et la libération d’otages à Gaza, Le Secrétaire général des Nations Unies, s’est félicité de ce résultat des négociations. “ L’ONU réitère son engagement à appuyer tous les efforts visant à promouvoir la paix, la stabilité et un avenir plus optimiste pour les peuples de Palestine, d’Israël et de toute la région”, a déclaré António Guterres.
En attendant l’entrée en vigueur de l’accord et sa mise en œuvre, la signature de ce cessez-le-feu a été célébrée dans plusieurs villes palestiniennes ainsi que dans des capitales de pays arabes. Au delà du contenu de l’accord, c’est la fin des hostilités à Gaza qui est largement saluée par les organisations internationales et les soutiens de la Palestine. Il faut dire que les bombardements israéliens qui ont complètement détruits Gaza, ont engendré une crise humanitaire sans précédents et une ville à reconstruire intégralement.
Yacouba Barma http://www.lesechosduniger.com

