(Echos du Niger 16 Janvier) Dans une réponse aux médias hier mercredi à l’issue du traditionnel Conseil hebdomadaire des ministres, le ministre porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a confirmé que l’activiste burkinabé Alain Traoré alias “Alino Faso” n’a pas disparu mais « a été arrêté en bonne et due forme parce que certainement, il y a des choses qui lui sont reprochées ». Depuis plusieurs jours, des informations font état de la disparition de l’activiste burkinabé, un des soutiens caciques de la Transition, alors qu’il se trouvait en terre ivoirienne et qu’il lui était reproché plusieurs griefs dont des chefs d’accusation d’espionnage et d’activités de déstabilisation. Ce que n’a pas confirmé le ministre ivoirien qui s’est contenté de préciser que la procédure judiciaire est en cours.
“On ne disparaît pas en Côte d’Ivoire et il n’y a pas d’enlèvement forcé. Nous sommes respectueux des droits de l’homme”, a indiqué ce mercredi 15 janvier, le gouvernement ivoirien à travers son porte-parole, sur le cas de l’activiste burkinabé, Alain Traoré dit “Alino Faso”. Selon le ministre Amadou Coulibaly, il a été interpellé et une procédure judiciaire est en cours.
Interrogé par un journaliste lors du point de presse qui a suivi le Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien a refusé de se prononcer sur les accusations qui ont motivé cette interpellation de l’activiste burkinabé, soutien de la transition dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré et très critique envers les autorités ivoiriennes notamment le président Alassane Ouattara et ses proches. “Ne jouez pas à rentrer pas dans le sensationnel. Personne n’est portée disparue en Côte d’Ivoire.

C’est vrai que souvent ce sont des choses que l’on lit ou que l’on entend. Mais vous devez savoir que toutes les interpellations se font dans les règles de l’art, et je peux vous confirmer que Monsieur Alain Traoré a été interpellé”, a simplement admis le ministre Amadou Coulibaly. Et de poursuivre qu’ il y a une procédure qui est en cours. “Je ne peux pas vous dire plus. Vous savez très bien que tout est fait dans la transparence. Lorsque cette procédure arrivera à son terme, toujours dans ce souci de transparence et de redevabilité, vous aurez un communiqué du procureur de la République”, a ajouté le porte-parole du gouvernement ivoirien. “Pour le moment, il n’a pas disparu. I
l a été arrêté en bonne et due forme parce que certainement, il y a des choses qui lui sont reprochées. Attendons donc le communiqué du procureur, une fois que la procédure sera arrivée à son terme”, a -t-il poursuivi. “En tout cas, je vous rassure, on ne disparaît pas en Côte d’Ivoire. Il n’y a pas d’enlèvement forcé, il n’y a pas d’exécutions sommaires, il n’y a pas de tortures. Tout cela peut subsister dans le fantasme de certaines personnes qui ne savent pas que les choses ont changé, que nous sommes respectueux des droits de l’Homme, que nous sommes respectueux des procédures, peut-être que cela se faisait. Mais, ce n’est plus le même pays, ce n’est plus la même époque”, a conclu le ministre Coulibaly dans une tentative de lever toute équivoque.
Il faut noter que d’après la presse burkinabé qui a fait de cette affaire, ses choux gras ces derniers jours, le samedi 11 janvier 2025, l’épouse d’Alino Faso, Séna Traoré, avait notifié sur sa page Facebook, ne plus avoir des nouvelles de son mari depuis le vendredi 10 janvier 2025 matin. Elle avait implicitement solliciter l’aide des autorités pour retrouver son époux. Cette nouvelle affaire intervient alors que les relations entre Yamoussoukro et Ouagadougou battent de l’aile depuis le début de la transition, les autorités burkinabés accusant leurs homologues ivoiriens de vouloir déstabiliser le pays en passant par des opposants au régime refugiés en Côte d’Ivoire depuis la prise du pouvoir par le capitaine IB.
Yacouba Barma (lesechosduniger.com)

