Migration illégale: plus de 600 nigériens expulsés de Libye arrivés à Dirkou (Région d’Agadez)

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(Les Echos du Niger 6 janvier) Les autorités de Dirkou et leurs partenaires ont accueilli, le samedi 4 janvier 2025, dans la matinée, plusieurs centaines de nigériens vivant en situation de détresse et refoulés de la Libye. C’est au total 613 personnes qui ont été accompagnés, escortés et actuellement pris en charge dans cette commune du département de Bilma située dans l’extrême nord-est du pays, dans la région d’Agadez, grâce à une parfaite coordination entre les autorités consulaires, administratives et locales, les FDS ainsi que l’UNHCR, l’OIM et la Croix-Rouge. Selon les autorités régionales d’Agadez, le processus d’identification est actuellement en cours pour leur acheminement dans leurs localités d’origines et tout se passe normalement même si on enregistre l’apparition de certaines maladies prises en charge par les services sanitaires et malheureusement, déjà un décès.

Selon le Gouvernorat d’Agadez, la situation à l’arrivée des migrants accueillis à leur arrivée samedi dernier, fait état d’un total de six cent treize (613) personnes tous de sexe masculin, qui ont été accompagnés par les représentants du Consulat du Niger en Libye et ceux du Haut Conseil des Nigériens en Libye. Le convoi a été escorté par les Forces de défense et de sécurité (FDS) de la frontière libyenne jusqu’à Dirkou où, sur instructions des autorités, ils ont été accueillis par les responsables locaux avec  à leur tête,  l’Administrateur délégué (AD) de la Commune rurale de Dirkou, le lieutenant Namata, en présence des responsables des forces de défense et de sécurité et des autres services compétents ainsi que des représentants des partenaires humanitaires.

Aussitôt, toutes ces personnes ont été prises en charge par les autorités administratives et les partenaires sur place qui, grâce à une parfaite collaboration, ont déployés des moyens importants pour la sécurité du site de leur campement, assurée par les FDS, et la prise en charge sanitaire assurée par l’UNHCR et la Croix-Rouge. La situation est en cours pour l’identification de toutes ces personnes et de leurs localités respectives pour préparer leur acheminement d’après la même source qui note que plusieurs cas de malades ont été enregistrés dont malheureusement, un (01) décès.

Selon les informations recueillis auprès des proches des migrants et des organismes humanitaires, ces personnes refoulées étaient  pour la plupart détenus dans des centres de rétention en Libye. Il faut dire que malgré la situation politique et sécuritaire assez critique dans le pays voisin du nord, de milliers de nigériens continuent à partir en exode en Libye où malheureusement, ils tombent le plus souvent dans les mains de groupes armés criminels qui exploitent de la plus mauvaise manière leur vulnérabilité. Beaucoup de ces migrants sont souvent kidnappés par des malfaiteurs qui réclament de sommes importantes à leurs proches au pays comme rançon pour leur libération et d’autres dans les filets des forces de sécurité pour, parfois, de délits mineurs comme l’absence de documents de séjour. En l’absence de toute assistance, c’est un véritable calvaire que vivent au quotidien ces migrants à la recherche de meilleures conditions de vie en terre étrangère.

Défis humanitaires

La région de Dirkou, située dans l’extrême nord-est du pays, ans la région d’Agadez, est un carrefour par excellence pour les migrants en provenance de plusieurs pays du continent (Nigeria, Cameroun, Sénégal, mali, Cote d’Ivoire, Sierra Leone, Liberia, Somalie, Érythrée, Soudan…) en route pour le Maghreb et l’Europe mais aussi pour les exodants nigériens en partance pour l’Algérie. Face à cette situation qui amplifient les défis humanitaires dans la région frontalière également du Tchad mais aussi de l’Algérie, les autorités, avec l’appui des partenaires, se mobilisent pour rapatrier les nigériens en détresse et  dès leur arrivée, s’activent pour leur offrir l’assistance nécessaire afin de préserver leur dignité et de leur permettre de regagner leur région d’origine.

A.Yacouba Barma

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