Insécurité: 10 soldats tués et 26 terroristes neutralisés dans l’attaque de Petelkolé (Armée)

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(Les Échos du Niger 12décembre) Dans son dernier bulletin des opérations militaires, publié mercredi dans la soirée, l’Armée nigérienne a annoncé que l’attaque, dans l’après-midi du mardi 10 décembre d’une position des FDS à Petelkolé, dans le département de Tera, à la frontière avec le Burkina, a fait dix (10) morts et sept (07) autres blessés parmi les soldats. Aussi, au moins vingt-six (26) terroristes ont été neutralisés et des armes ainsi que des moyens de transport et de communication ont été récupérés ou détruit au cours de l’assaut menée par une centaine d’assaillants venus à bord de motos.

Par la même occasion, les autorités ont saisi l’occasion pour démentir « les allégations » évoquant une triple attaque dans cette zone des 3 frontières ayant causé une centaine de pertes parmi les soldats nigériens ainsi qu’une une cinquantaine de civils tués par dans une attaque terroriste, d’abord à Libiri, près du site aurifère de Samira, et surtout à Chatoumane, toujours dans le département de Tera, où une véritable « massacre » a été commis comme relayé par « des rumeurs persistantes » sur les réseaux sociaux et repris par des médias internationaux (RFI, JeuneAfrique) qui citent des « sources médicales et sécuritaires ». Selon le démenti officiel de l’état-major lu au JT de la soirée de la télévision publique Télé Sahel (RTN), « ces informations saugrenues font état de plusieurs morts dans les rangs des forces de défense et de sécurité dans la zone de Téra. Ce qui est bien évidemment totalement faux ».

Et les autorités de mettre en garde contre « les fausses allégations » ainsi que les tentatives de « manipulation » avant d’appeler à « l’unité et à la cohésion » en ces moments où le pays traverse une période »sensible » de son histoire.Selon les informations confirmées par les sources sécuritaires, ce sont des soldats de la 925 Compagnie d’infanterie motorisée (CMI) relevant de la Zone de Défense 9 basée à Tera et déployés au village frontalier de Petelkolé dans le cadre de l’opération « NIYYA » qui ont été la cible de l’assaut meurtrier.

Selon l’armée, la riposte des soldats ainsi que le renfort des Forces spéciales combinée à l’appui des vecteurs aériens de la force conjointe de l’AES ont permis de contenir l’attaque et de lancer une vaste opération de ratissage dans cette zone frontalière du Burkina et du Mali, où opèrent l’EIGS et le JNIM, qui fait face ces derniers temps à une recrudescence des attaques contre les civils mais aussi les positions des FDS.

Depuis le début du mois, les forces nigériennes ont d’ailleurs engagées des manoeuvres militaires d’envergure dans cette partie de la région de Tillabéri, sur la rive droite du fleuve Niger afin de contrecarrer ces menaces sécuritaires qui amplifient la crise humanitaire et socioéconomique que traverse la zone depuis 2017 et les premières attaques terroristes enregistrées dans cette partie située au nord-ouest du pays.

Yacouba Barma

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