(Les Echos du Niger 10 déc) Depuis quelques semaines, une nouvelle sous-variante du virus SARS-CoV-2 appelé XEC a été détectée dans plusieurs pays en europe aux Etats-Unis et desormais en Afrique au frontière du Niger au Nigeria voisin. C’est l’une des variétés omicron et peut devenir dominante dans quelques semaines selon plusieurs sources sanitaires.
Au Nigeria, le gouvernement fédéral a exhorté les autorités sanitaires à activer des systèmes d’alerte renforcés en réponse de ce nouveau variant XEC de la COVID-19 qui se propage rapidement à travers le monde.
Cette directive du ministère fédéral de la Santé et de la Protection sociale intervient après que la souche, identifiée pour la première fois en Australie, a désormais été confirmée dans 29 pays.
Les directives édictées dans une lettre datée du 5 décembre 2024, sont adressées au Comité des directeurs médicaux en chef et des directeurs médicaux, par le secrétaire permanent du ministère, chef de la division des hôpitaux universitaires.
« Les systèmes d’alerte doivent être immédiatement activés dans tous nos hôpitaux en cas de suspicion élevée chez les patients présentant des symptômes de type COVID » peut-on lire dans la lettre.
Les directives soulignent également l’importance de la collaboration et du partage rapide des informations entre les établissements de santé et le ministère fédéral de la Santé et de la Protection sociale pour garantir une réponse efficace.
Les professionnels de la santé sont également invités à améliorer les protocoles de surveillance et à partager des données critiques sur la variante XEC.

« Nous demandons à votre comité de collaborer avec toutes les parties prenantes concernées pour partager des données critiques concernant cette souche et mettre en œuvre des protocoles de surveillance renforcés ».
« Le partage rapide des informations entre les parties prenantes concernées, y compris le ministère fédéral de la Santé, sera essentiel pour des stratégies de réponse efficaces » indique le courrier.
Le virus XEC présente de nouvelles mutations qui pourraient favoriser sa propagation cet automne, même si les vaccins devraient encore aider à prévenir les cas graves, selon les scientifiques.
Au Niger pour l’heure les autorités sanitaires n’ont pas encore réagit alors. N’y a-t-il pas urgence ?
Les symptômes de cette nouvelle variante sont globalement similaires à ceux des variantes jugulées notamment la perte d’appétit, nez bouché et nez qui coule, toux fatigante, faiblesse et fatigue.
Youssouf Sériba

