(Les Echos du Niger 2 déc) La commémoration du 80e anniversaire du massacre des Tirailleurs sénégalais perpétré par l’armée coloniale de la France le 1er décembre 1944, au camp de Thiaroye a été célébré hier dimanche. Cette commémoration de l’an 80 de ce ignominieux massacre intervient après que la France reconnait pour la 1ere fois que c’était en effet un massacre d’une atrocité inouï.
C’était à travers une lettre du président Macron adressée à son homologue Sénégalis Bassirou Djomaye Faye. Ce dernier a annoncé dans son discours de commémoration hier Dimanche, 5 mesures pour marquer cet événement et l’inscrire dans les mémoires pour la postérité. « Pour ma part, j’initierai plusieurs mesures de réappropriation d’une partie de cette histoire commune avec 16 pays africains frères » a-t-il annoncé. Il s’agit entre autres d’un :
- Un mémorial en l’honneur des Tirailleurs sera érigé à Thiaroye pour servir de lieu de recueillement et de mémoire, ouvert à toutes les nations dont ils étaient originaires, ainsi qu’au public.
- Un Centre de Documentation et de Recherche dédié aux Tirailleurs sera érigé pour conserver la mémoire. Ce centre recueillera des archives, témoignages et récits, tout en soutenant la recherche et l’éducation autour de cette histoire partagée.
- Des Rues et des Places porteront le nom de cet évènement tragique, de ces soldats pour inscrire leur sacrifice dans notre quotidien et notre histoire collective.
- L’histoire de Thiaroye et des Tirailleurs sera enseignée dans les Curricula Éducatifs. Ainsi, les générations futures grandiront avec une compréhension approfondie de cet épisode.
- La journée du Tirailleur est désormais fixée le 1er décembre de chaque année, jour de la commémoration du massacre de Thiaroye.
Youssouf Sériba

