(Les Echos du Niger 24 août) Au cours du conseil des ministres du jeudi dernier, les membres du gouvernement de transition ont été informés des dernières évolutions concernant les inondations meurtrières auxquelles le pays est confronté depuis plusieurs semaines. Malheureusement, l’abondance des pluies a provoqué des pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables.
Dans les détails, à la date du 20 août 2024, les inondations ont fait 217 morts dont 108 par noyade et 109 par effondrement. La furie des eaux a aussi fait 200 blessés et près de 353 287 sinistrés sur l’ensemble du territoire. S’agissant des pertes matérielles, 39 479 maisons sont effondrées, 953 greniers sont endommagés et 28 tonnes de vivres sont perdues. 883 cases sont aussi endommagées, 16 965 têtes de bétail ont été décimées, 81 classes d’écoles se sont effondrées et 3 cases de santé sont endommagées.
La riposte organisée par le CNSP obéit à la logique de défense de la souveraineté. À la date du 15 août 2024, 31 963 ménages, soit 245 098 personnes ont bénéficié d’une assistance en vivres. En ce qui concerne les infrastructures routières, des dégradations ont été enregistrées sur l’axe Agadez-Tahoua, à l’embranchement d’Ingall et à Tamaya ; sur l’axe Niamey-Ouallam, au niveau du pont, autour de Niamey, à la hauteur de Sorey ; sur la RN31, route de Kollo à la hauteur de N’Dounga.
Les travaux de remise en service des axes routiers sont assurés, notamment par les sociétés SATOM et Morey en collaboration avec les services techniques de la Direction régionale des Transports et de l’Équipement.
Cette réponse à la crise est financée principalement sur fonds propres. Le général Tiani, a donné des instructions pour qu’un montant de 2 milliards de FCFA, issu des recouvrements de la CoLDEFF, soit affecté à ces opérations.
Dans le même temps, un réaménagement budgétaire est retenu pour une allocation d’un montant de 10 milliards de FCFA consacré aux opérations de prévention et de gestion des inondations.
Le Niger est un pays particulier où le climat oscille entre pluies torrentielles provoquant inondations et périodes d’extrême sécheresse. Si le mécanisme de ripostes mis en place par le CNSP reste à saluer, le plus important reste de trouver une solution définitive à ces inondations cycliques qui font chaque année des centaines de morts dans le pays.
Youssouf Sériba

