(Les Echos du Niger 6 aout) Les États-Unis n’ont pas voulu jouer aux invités difficiles à éconduire. Alors qu’ils avaient jusqu’au 15 septembre prochain pour plier bagage et quitter le Niger, le pays a fait le choix de rapatrier ces militaires plus tôt et a fermé ce lundi 5 août sa base d’Agadez. Construite pour un coût total de 100 millions de dollars, cette base abritait plus de 1000 soldats avant le coup de force du 26 juillet 2023.
« Le retrait des forces et du matériel américains de la base aérienne 201 à Agadez est achevé », a déclaré dans un communiqué le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom). Il ajoute que « la coordination se poursuivra entre les forces armées américaines et nigériennes au cours des prochaines semaines afin de s’assurer que le retrait total s’effectue comme prévu ».
Un responsable militaire américain a précisé à l’AFP qu’un « petit groupe d’Américains » est toujours présent dans l’ambassade, sans détailler leurs fonctions. Ils « achèveront le retrait complet », a-t-il dit. Le Niger a fait le choix de se rapprocher plus de la Russie et d’autres partenaires comme l’Iran et la Turquie pour faire face à la menace sécuritaire.
Fin juillet, le général d’Africom Kenneth Ekman avait annoncé que le retrait serait achevé début août. Les troupes américaines ne quittent pas toutefois la sous-région. Ils ont indiqué qu’ils allaient se repositionner en Côte d’Ivoire. Aucune information n’a filtré sur le sort de la base secrète administré par la CIA à Dirkou dans l’extrême nord du pays. Cette base sert au lancement des drones armés.
Mawulolo Ahlijah

