(Les Échos du Niger 31 juillet)Le géant nucléaire français Orano mining (ex-Areva) a terminé le premier semestre sur une perte de 133 millions d’euros soit environ 87, 2 milliards FCFA.
Le géant de l’atome français évoque les difficultés dans ses activités minières au Niger depuis le 26 juillet 2024 comme l’une des principales raisons de ces pertes. Sur les places boursières, le géant nucléaire français est tombé dans le rouge depuis que le pouvoir a changé à Niamey.
Fin juin 2024, le groupe a constaté « la situation dégradée affectant les opérations minières au Niger », a indiqué dans un communiqué le directeur financier d’Orano, David Claverie .Le coup d’État au Niger a conduit à l’arrêt d’importations de matières critiques nécessaires à l’exploitation de l’uranium dans la mine de la Somaïr. Au rang de ces matériaux nous pouvons citer la soude, le carbonate, les nitrates et le soufre.
Et bien que l’extraction d’uranium se soit poursuivie au premier trimestre 2024 après plusieurs mois de maintenance anticipée les ventes de Somaïr n’ont pas pu reprendre faute de solutions logistiques agréées par les autorités nigériennes.Le blocage a conduit la mine à des difficultés financières pesant sur sa capacité à poursuivre ses opérations selon le communiqué De plus , à la fin juin, le CNSP a décidé de retirer la licence d’Imouraren SA, une société exploitée conjointement par Orano, Niger Mining et Korea Electric Power, et qui exploitait la mine de Somaïr. La situation pourrait à terme conduire à une « insolvabilité à court ou moyen terme, dans les prochains mois », a déclaré M. Claverie.Néanmoins, le groupe énergétique est loin d’être totalement dans le rouge.
Il confirme ses perspectives pour la fin d’année, avec un chiffre d’affaires stable autour de 4,8 milliards d’euros et un taux de marge avant impôts sur chiffre d’affaires maintenu entre 22% et 24%.Les autorités de transition du Niger veulent diversifier leur partenariat avec d’autres pays sur le plan énergétique. Des rumeurs circulent sur l’attribution du permis d’Imouraren au russe Rosatom et le pays souhaite vendre de l’uranium à Téhéran.
Mawulolo Ahlijah
