Plus que l’Uranium exploité par la France au Niger depuis plus de 50 ans et qui rapporte moins que l’oignon à notre pays, la production pétrolière en partenariat avec la République populaire de Chine via la CNPC commence déjà à créer la panique dans le milieu politique français qui croit pouvoir, par la diffusion d’embrouillaminis cogités avec ses valets africains, tuer l’espoir naissant du peuple nigérien.
En effet, à partir du 16 mai prochain, le premier tanker, navire pétrolier, devrait accoster à Sémé au Benin pour prendre la première cargaison d’un million de barils environ du Meleck (le brut nigérien). Alors qu’une mission nigérienne dépêchée à Cotonou en fin de semaine dernière pour finaliser les détails était rentrée satisfaite, on apprend le lundi 6 mai que le président Patrice Tallon aurait interdit à tout navire affrété pour prendre le brut nigérien de ne pas accoster sur les eaux territoriales béninoises. Par une petite ruse enfantine et irresponsable, le Chef de l’Etat béninois, dans l’incapacité de poser toute entrave dans le fonctionnement du pipeline Agadem-Sémé, pense créer des troubles en interdisant l’accostage des tankers pétroliers. Il semble que cette gesticulation de Talon coordonnée avec les néocolonialistes français vise à faire douter les nigériens de toutes leurs attentes des revenus de la commercialisation du brut.

Sur fond de chantage pour la réouverture de la frontière Niger-Bénin, réouverture pour la laquelle le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) n’est point pressé pour des raisons évidentes de sécurité nationale, le Président Patrice Talon et ses commanditaires ont donc allumé un pétard mouillé. En signant, un mémorandum d’entente, un contrat de paiement d’une avance de 400 millions de dollars et un contrat de commercialisation conjointe avec la CNPC, le Niger a déjà sécurisé l’essentiel de ses revenus pétroliers des douze (12) prochains mois. C’est dire que les prétendues interdictions de Talon d’accostage des bateaux impactent en premier la CNPC qui n’a pas de frontière avec le Bénin, qui a 74,6% environ des 90.000 barils/jour qui doivent transiter par Sémé et qui a déjà fait au Niger une avance de 400 millions de dollars. C’est donc véritablement au Président chinois Xi Jinping que le Président Talon s’en prend. Au Niger nous restons sereins.
Ecrivain du Sahel

