(Les Echos du Niger 1er mai)Le partenariat entre Téhéran et Niamey semble sur le point d’entrer dans une nouvelle phase.
Selon le média en ligne Afrique intelligence, le Niger et l’Iran qui ont récemment annoncé vouloir renforcer leur coopération sur le plan énergétique, s’apprêtent à conclure un nouvel accord concernant la livraison d’uranium. Au total, ce sont 300 tonnes d’uranium que Niamey serait en train de se préparer à livrer au gouvernement iranien.
En contrepartie, Téhéran s’engage à fournir des groupes électrogènes de grandes capacités au Niger pour combler le déficit énergétique auquel le pays fait face. L’Iran va aussi appuyer les efforts de transformation agricole initiée par le gouvernement de transition.
Ces discussions se déroulent sous les regards inquiet de Washington dont les troupes s’apprêtent à quitter le Niger L’administration de Joe Biden qui a, à de nombreuses reprises, exprimée ses inquiétudes par rapport à ce rapprochement avec l’Iran n’a pour l’instant fait aucune annonce officielle.
Selon certains spécialistes, le choix du Niger de se rapprocher de l’Iran pourrait lui valoir des sanctions américaines. Le pays pourrait aussi être considéré comme une cible légitime par le gouvernement israélien. De l’autre côté, cette volonté de livrer de l’uranium à Téhéran place la société française de combustible nucléaire Orano mining (ex-Areva) dans une position très délicate. Notons qu’après des mois d’interruption de ses activités, la société a repris timidement ses travaux d’exploitation minière il y a de cela quelques semaines.
Youssouf Sériba

