(Les Echos du Niger 25 mars) En lieu et place des explications demandées par Washington sur la dénonciation des accords sécuritaires qui lient les États-Unis et le Niger, le CNSP a plutôt sommé les autorités américaines de fournir un calendrier de retrait des troupes au sol.
Selon le journal le Monde, l’ambassadrice des États-Unis au Niger, Kathleen FitzGibbon a demandé au gouvernement de transition si le communiqué du 17 mars annonçant la fin de l’accord régissant le statut des forces américaines au Niger devait être interprété comme une demande de retrait des soldats américains. Il lui a été répondu par l’affirmative. Le Niger ne veut plus de soldats américains sur son territoire.
A la suite de ces échanges, la diplomatie nigérienne a introduit un courrier officiel par le canal de l’ambassadrice à Washington pour réclamer un calendrier de retrait du millier de soldats américains stationnés, pour l’essentiel, à la base de drones 201 d’Agadez, dans le nord du pays. Leur nombre serait d’environ 700.
Rappelons que le Niger a décidé de mettre fin à l’accord de coopération militaire avec les États-Unis suite à la visite d’une délégation de haut rang composé de militaires et de diplomates américain à Niamey. Les deux parties ne se sont pas entendues sur les questions d’ordre politique et sur les relations du CNSP avec la Russie et l’Iran.
Le 18 mars, la chargée de communication adjointe du Pentagone, Sabrina Singh, a déclaré que les conversations se poursuivaient « au niveau diplomatique. » « Nous restons en contact avec le CNSP. Les conversations sont en cours », a-t-elle dit. Mais les autorités de la transition nigérienne semblent avoir déjà pris leurs décisions.
Youssouf Sériba

