(Les Échos du Niger 22 mars) Les nouvelles autorités militaires sont décidées à mettre de l’ordre dans l’univers des ONG et des associations au Niger. Dans une récente sortie médiatique, le secrétaire général du ministère de l’intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, Samaila Idi Dan Bouzou s’est exprimé sur le fonctionnement des ONG et Associations de Développement (AD) au Niger et la question sécuritaire qui nécessite un recadrage de ces organisations.
Le membre du gouvernement de transition se défend de toute volonté de punir et de censurer. Il estime que cette démarche est à apprécier car elle permettra d’outiller les ONGs pour qu’elles puissent véritablement accompagner les autorités actuelles à réussir leur mission en matière de sécurité mais aussi du développement. « Car les objectifs de ces ONG et AD, c’est non seulement la question du développement des populations, mais aussi, le renforcement de la sécurité car il y a des ONG qui accompagnent l’Etat, même si c’est à travers des sensibilisations, à l’endroit de la population, dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité sur le territoire ».
Samaila Idi Dan Bouzou a surtout fustigé les comportements négatifs de certaines ONG sans les nommer en critiquant leur faible alignement avec les politiques nationales, régionales ou locales et a rappelé que ces ONG, qu’elles soient nationales ou étrangères, doivent s’aligner avec les politiques de l’Etat.
« Des sanctions ont été prévues à l’endroit de toutes ces ONG qui ne respectent pas les normes de leurs propres missions » a averti le SG selon qui, il est prévu entre autres, « le retrait pur et simple de l’autorisation qui leur a été donnée, une poursuite pénale civile et autre, le blocage ou la suspension de toute activité de ces ONG et associations ».
Le SG du ministère de l’intérieur a aussi exhorté les ONG à prendre la mesure du contexte actuel pour rester tranquilles et se focaliser sur la base de leurs missions. Ces dernières paroles sonnent comme une ultime mise en garde.
A noter qu’en 2022, on compte 3 500 au Niger. Elles ont mobilisé 117 milliards entre 2017 et 2020, créé 11 000 emplois sur la période et généré 7 milliards de recettes fiscales pour l’État.
Mawulolo Ahlijah

