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Diplomatie : après le Mali et le Burkina-Faso, le Niger réaffirme sa volonté de quitter la Cédéao

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(Les Echos Du Niger 9 février) L’heure des négociations semblent définitivement révolues entre la Cédéao et les pays de l’AES. Après le Mali et le Burkina-Faso, c’est autour du Niger de réaffirmer sa détermination à quitter la Cédéao dans les plus brefs délais.

C’est dans un communiqué datant du 7 février 2024 que le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur du gouvernement de transition  a réitéré le caractère irréversible de la décision du retrait de l’organisation communautaire. 

Le même communiqué explique que la Cédéao, par ses décisions issues des Conférences des Chefs d’Etat et de Gouvernement, en date du 30 juillet 2024, du 10 août 2023 et du 10 décembre 2023, ‘’a imposé au Niger des sanctions contraires aux dispositions communautaires pertinentes. Ces sanctions particulièrement cruelles et inhumaines ont privé les populations nigériennes, d’énergie et de biens de premières nécessités avec la fermeture des frontières.

Le Ministère des Affaires Etrangères du Niger a précisé à la Commission de la CEDEAO, que ces graves manquements commis par la CEDEAO « rendent le Traité de la CEDEAO inopérant au regard des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969, notamment celles relatives à la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, la survenance d’une situation rendant l’exécution du traité impossible et le changement fondamental de circonstances’ »

De ce fait, le Niger ne se sent plus lié par la Cédéao d’autant que le pays en est suspendu depuis plusieurs mois. L’avenir du Niger au sein de la sous-région ouest-africaine se fera désormais par le biais d’accords bilatéraux avec les autres États.

Mawulolo Ahlijah

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