(Les Echos du Niger 8 février) Conçu il y a de cela plusieurs années pour transporter le gaz naturel du Nigeria vers l’Europe en traversant le Niger et l’Algérie, le projet de gazoduc Nigeria-Algérie semble être dans une impasse. Les travaux qui semblaient être sur la bonne voie il y a de cela moins d’une année sont désormais entrés dans une période tumultueuse.
La fermeture des frontières suites aux sanctions de la Cédéao ont considérablement freiné les travaux. Alors que sous la présidence de Bazoum de nombreux médias avaient annoncé l’imminence de la mise en service de ce Gazoduc, plus personne n’en parle et pour certains analystes, ce projet pourrait bien être enterré.
La sortie du Niger de la CEDEAO ne devrait pas non plus arranger les choses. Désormais, les relations entre ce pays et le Nigéria qui est pourtant son principal partenaire économique sont à redéfinir. Il ne faut pas non plus oublier que le gaz nigérian est censé traverser le Niger et l’Algérie afin d’alimenter le marché européen.
La nouvelle posture du Niger envers les pays de l’U.E en général et la France en particulier laisse aussi penser que le pays qui manque cruellement d’énergie pourrait ne pas accepter de devenir un couloir d’alimentation énergétique des foyers occidentaux.
Quoi qu’il en soit, l’avenir de ce projet est plus que jamais incertain. Et il n’est pas exclu que les pays de l’AES décident d’explorer de nouveaux partenariats avec d’autres pays.
Youssouf Sériba

