(Les Echos du Niger 7 fév.) Il est considéré comme un symbole d’émancipation par une grande partie de la jeunesse. Présent dans les quartiers, il a remplacé le thé dans de nombreuse fadas. Pour attirer et maintenir une clientèle de plus en plus jeune, de nombreux restaurants le proposent à leurs menus. Et pourtant, même s’il semble inoffensif à cause de sa merveilleuse odeur fruitée, la Chicha n’est pas moins dangereuse.
Conscient de cette situation, les autorités de la région de Zinder ont décidé de réagir et de prendre les taureaux par les cornes. Désormais, l’introduction, la vente et la consommation de ce produit dans toutes les préfectures et les départements de la région de Zinder expose les coupables à des sanctions sévères. Le communiqué en date du 6 février 2024, tient les maires, les forces de défenses et de sécurité ainsi que les autres représentants de l’État, responsable de ces nouvelles dispositions.
Même si cette mesure peut paraître arbitraire et totalement injustifiée pour une partie de la population, elle s’inscrit dans les efforts de lutte contre la délinquance juvénile et devrait permettre de limiter les effets de la Chica sur la santé des consommateurs. De nombreuses voix s’élèvent déjà pour souhaiter que ces mesures s’étendent aux autres villes, départements et régions du pays
Mawulolo Ahlijah

