(Les Echos du Niger 7 fév.) Un important procès est ouvert en début de semaine dernière au Niger. Il s’agit du procès opposant le collectif d’organisations de la société civile d’Agadez qui a saisi la justice sur des faits et gestes de la société des mines de Dasa en abrégé Somida. Pour ces organisations de la société civile, c’est l’avenir des futures générations de cette région du nord du Niger qui se joue dans ce procès. Elles espèrent que les juges prêteront une oreille attentive à leur argument.
Rappelons qu’en début d’année dernière, le tribunal d’Agadez avait en effet ordonné la suspension des activités de la Somida, la société des mines de Dasa qui est détenue à 20% par l’État du Niger, et à 80% par le géant du nucléaire Canadien Global Atomic. Les organisations de la société civile avaient à l’époque, évoqué et obtenu le droit de suivre les activités de la compagnie minières.
Pour les leaders de ces organisations, il faut coûte que coûte éviter les effets néfastes de l’exploitation de l’uranium sur l’environnement, sur les populations et sur la faune. Même si la justice est indépendante au Niger, il faut souligner que le climat politique est plutôt favorable aux organisations de la société civile. Le CNSP entend en effet assainir le secteur minier.
Mawulolo Ahlijah

