(Les Echos du Niger 27 janvier) C’est devant un parterre de journalistes que les responsables du programme compact ont détaillé les réalisations auxquelles ils sont parvenus au cours de ces dernières années au Niger grâce à une coopération franche et efficace avec les premiers responsables du Niger. Il s’agit notamment de 442 millions de dollars soit environ 266 milliards de FCFA sur 4 ans dans divers secteur.
Dans son allocution, Suzan N’garnim représentant l’ambassade des États-Unis au Niger a rappelé que le Niger et les États-Unis étaient avant tout liés par un solide partenariat basé sur des objectifs communs comme « la gouvernance démocratique, le bien-être économique ainsi que la sécurité ».
«L’investissement du gouvernement des États-Unis à travers le MCC a permis de construire des routes et des marchés de bétails, d’avoir un accès à l’eau, de récupérer les pâturages, de mener des campagnes nationales de vaccination du bétail et de réformer le système des engrais et le système de l’entretien des routes » a indiqué la Conseillère à l’Ambassade des Etats-Unis au Niger devant la presse.

Grâce à ce partenariat, ces résultats ont été obtenus dans les limites du temps et du budget, a-t-elle également souligné. Elle a félicité toute l’équipe qui s’est mobilisée pour rendre ses réalisations possibles et a indiqué que la vie de 4.000.000 de nigériens et bien au-delà ont été positivement impactés par ses mobilisations.
« Nous sommes fiers de ces investissements financés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique. Ces infrastructures publiques vont perdurer dans les années à venir et vont continuer à servir les nigériens à travers des axes routiers pour soutenir le commerce intérieur et régional. La disponibilité de l’eau pour augmenter la production alimentaire et aussi les revenus pour les familles nigériennes et les marchés du bétail adaptés pour augmenter les ventes de bétail » a-t-elle précisé.
Selon Suzan N’garnim, la réforme à venir du secteur routier va permettre d’améliorer le réseau routier et permettra au pays de se maintenir sur la voie du progrès dans une optique démocratique.
Le directeur du MCA est de son côté revenu sur la genèse de cette mission financée par la coopération américaine. « Le budget est d’environ 440 millions de dollars américains » a-t-il indiqué avant de préciser que ce montant était destiné depuis 2018 à la mise en œuvre d’un programme de construction d’infrastructures et de développement local dans 4 régions du Niger.
Il a mis l’accent sur le caractère local du programme en précisant qu’il a été totalement conçu par le Niger afin de réduire la pauvreté et qu’il a été défendu devant le MCC qui a finalement accepté de le soutenir.

Il a aussi apporté des précisions sur le fonctionnement de cette aide américaine. « C’est une coopération qui ne génère pas de la dette mais elle est chronométrée et la mise en œuvre dépend de l’administration du pays ». Il a aussi précisé que le Compact était un programme qui était engagé dans un processus d’auto-évaluation permanente et que le Niger s’y est prêté à de nombreuses reprises.
Dans les échanges avec la presse, il est ressorti que le compact à bénéficier directement à 1 000 000 de personnes et à 3 000 000 d’âmes indirectement. Le cas de la route Dosso-Gaya été mis en avant et les responsables du MCA ont indiqué que le compact avait touché une cible au-delà des objectifs premiers.
Toujours selon les responsables, le projet MCA au Niger a permis de récupérer plus de 100 000 hectares de terre dégradée. «Ces terres n’avaient aucune vocation. Maintenant qu’elles ont été récupérées il y a plein d’activités qui se font là-dessus » apprend-on des responsables du programme.

En outre 1.000km de corridors ont été réhabilités à travers les 4 régions du Niger. Avec les collaborateurs, notamment les agriculteurs, le MCA a mis en place un contrat de performance qui a stimulé la production et permis d’améliorer les rendements. Pour finir les responsables ont indiqué que le pays était prêt à surmonter les challenges à venir avec l’aide du gouvernement des États-Unis et à inviter les médias à se rendre sur les différentes sites ayant bénéficié des projets du programme pour admirer de leurs propres yeux tous les progrès qui ont été fait.
Mawulolo Ahlijah

