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Anthony Blinken : « la libération de Bazoum est une condition à la reprise de la coopération avec le Niger »

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(Les Echos du Niger 25 janvier) C’est sur les antennes de Radio France Internationale que le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rappelé la position des États- unis sur la crise politique nigérienne.  

Parlant du Président Bazoum, il a insisté sur le fait que celui-ci devrait être libéré. « Il faudrait qu’il soit libéré immédiatement et nous attendons la libération du président Bazoum ».

Pour le secrétaire d’État américain, la libération du président Bazoum  « est une exigence, une nécessité pour que le Niger se remette sur la route de la démocratie ».

Il a aussi exprimé son souhait de voir une transition très claire être mis en place et cela dans un délai court, pour un retour « au système démocratique ». Sur ce plan, les revendications de a société civile souverainiste porte flambeau du mouvement ‘’Labou Sanni’’ sont tout autres nombreuses sont les voies issues de ce mouvement qui encouragent plutôt le CNSP à prendre le maximum de temps nécessaire à la reconquête de la souveraineté du pays. Des leaders d’opinion parmi les plus influents ont fait des appels dans ce sens.

Dans une sortie qui a quelque peu défrayé la chronique il y a un peu plus d’une semaine, le président du Conseil Islamique et Iman de la Grande mosquée de Niamey Sheik Ismael Karanta s’est exprimé en ces termes « nous n’autorisons pas le CNSP à céder le pouvoir aux civils tant qu’il restera un seul djihadiste dans le pays ».

Or, pour Antony Blinken, ce n’est qu’au prix de la libération de Mohamed Bazoum que la coopération qui a été suspendue avec le Niger peut reprendre. 

Pour le chef de la diplomatie américaine, la balle se trouve entièrement dans le camp du CNSP qui refuse pour le moment de donner à Mohamed Bazoum sa liberté et l’accuse de haute trahison.

Notons que la CEDEAO pose exactement les mêmes conditions au CNPS pour la levée de ses sanctions contre le Niger. C’est d’ailleurs ce qui amène beaucoup d’observateurs à croire que la Conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO présidée par le chef d’Etat nigérian Bola Ahmed Tinubu exécute l’agenda de puissances occidentales aux antipodes des intérêts de la communauté et du peuple nigérien.

Mawulolo Ahlijah.

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