(Les Echos du Niger 16 janvier) Les syndicats ont été parmi les premiers à apporter leur soutien aux nouvelles autorités de la transition. Beaucoup d’entre eux ont exigé le départ des troupes françaises et se sont organisés pour lancer des manifestations qui ont finalement contraint les forces françaises à prendre le chemin du départ. Mais ce n’est pas pour autant que les travailleurs ont oublié ou renoncé à leurs revendications. La Confédération nigérienne du travail (CNT) a dans une récente sortie rappelée ses objectifs.
« Le peuple nigérien et les travailleurs en particulier ont soif de justice sociale afin de corriger toutes les injustices commises par les anciens régimes qui se sont succédé. À commencer par dépoussiérer les dossiers de crimes économiques et de détournements de deniers publics, jusque-là ignorés pour des calculs de bas étage et d’autres considérations politiques » a indiqué le syndicat dans son communiqué.
La Confédération a demandé aux autorités de la transition de rompre définitivement avec le népotisme, le tribalisme et autres passe-droits dans les nominations et l’octroi des marchés publics.
Halidou Moukaila, Secrétaire général de la CNT a demandé à ce que les décrets d’application pour la revalorisation du SMIG qui devait prendre effet à compter de janvier 2024 soient respectés de même que ceux liés au paiement des pécules des contractuels de l’Education et de la Santé. Le syndicat a aussi demandé le paiement des arriérés de salaires des agents des municipalités. La réhabilitation de tous les enseignants victimes d’injustice dont ceux de l’évaluation de 2017.
En ce qui concerne les enseignants contractuels régulièrement recrutés à la fonction à qui des numéros matricules ont été attribués depuis 2014, le CNT demande leur mise en solde ainsi que l’ouverture du recrutement des contractuels à la fonction publique et la prise en charge des enseignants frappés par la limite d’âge.
Le CNSP qui s’est engagé à assainir le climat socio-économique du pays ne devrait pas rester sourd à ses revendications.
Mawulolo Ahlijah

