(Les Échos du Niger 4 déc.) Les États-Unis continuent de jouer la carte du pragmatisme dans la crise nigérienne. La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis au Niger, Kathleen FitzGibbon qui a été nommé par le Sénat alors que le président Bazoum était toujours au pouvoir et qui est arrivée à Niamey à la mi-août, quelques semaines après le coup d’État militaire, va bientôt présenter ses lettres de créances au président Tiani, chef de l’État.
Mme FitzGibbon a déjà présenté le 2 décembre les copies figurées de ses lettres de créances, au ministre Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères du gouvernement de transition du premier ministre Lamine Zeine. « La présentation des copies figurées est une façon de reconnaître le gouvernement et de reconnaître les nouvelles autorités du Niger », a affirmé Bakary Sangaré.
Or, « En raison de la crise politique actuelle au Niger, l’ambassadrice FitzGibbon ne présentera pas officiellement ses lettres de créance » avait déclaré la diplomatie américaine le 19 aout dernier date d’arrivé l’ambassadrice à Niamey. Certes, de l’eau a coulé sous le pont Kennedy depuis, et cette présentation de copies figurées des lettres de créances de la chef de la diplomatie Américaine à Niamey est une bonne chose pour le CNSP et son image sur la scène Internationale.
Notons que Washington avait retiré le personnel non essentiel de son ambassade et que celui-ci n’est pas pour le moment de retour. Le pays de l’Oncle Sam a aussi coupé son aide économique au Niger à l’exception de l’aide humanitaire. Mais les USA ont décidé de maintenir leurs 1 100 soldats au Niger dans le cadre de la lutte anti-djihadiste. Une motion déposée par un élu républicain en vue d’obtenir le retrait des troupes a été rejetée. La raison évoquée est qu’une telle décision aurait permis à la milice Russe Wagner de prendre pied dans le pays. Depuis l’administration Biden a fait savoir qu’elle allait établir des relations diplomatiques avec les autorités de la transition nigérienne.
Mawulolo Ahlijah

