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Le Coordonnateur du Mouvement M62 accusé de complicité dans l’affaire Tamou

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Arrêté et mis en mandat de dépôt à la Prison civil de Kollo depuis le lundi 24 janvier 2023, le Coordonnateur du Mouvement M62 est accusé pour complicité à un incendie dans l’affaire du site d’orpaillage de Tamou qui s’est passé 24 octobre 2022. Suite sa mise en mandat de dépôt, le Ministère Public à travers le Procureur de la République du le Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey, a tenu à donner des éclaircissements. Dans la même lancé, les membres du mouvement M62 ont animé un point de presse dans lequel ils démentent les allégations portées sur leur confrère.
Le 24 octobre de l’année 2022, le site d’orpaillage de Tamou était la cible d’une attaque aérienne qui a fait huit morts selon le communiqué du gouvernement. Le bilan des morts annoncé par l’Etat nigérien a provoqué des malentendus et incompréhension au sein de la population nigérienne. Pour y voir claire, les membres du gouvernement du Niger dont le Ministre de l’intérieur accompagné d’une délégation composée du Chef d’Etat-major des Armées, du Gouverneur de la région de Tillabéry, du Haut commandant de la Garde National, du Haut commandant en second de la gendarmerie du préfet de Say. Les membres du mouvement M62 ont effectué un déplacement sur les lieux pour constater de visu des dégâts causés par cette attaque.


Suite à leur visite sur le terrain, le mouvement M62 a publié un communiqué dans lequel, il accusait les forces de défense et de sécurité d’avoir commis des massacres et des actes abominables sur la population civile. Le contenu ce communiqué à pousser le ministère public à faire des enquêtes. L’enquête en question a débouché à une poursuite sur la base de la loi sur la cyber criminalité.
Dans les éclaircissements donnés par le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance hors classe de Niamey, on retient que le détenu a été appelé à comparaitre devant le tribunal correctionnel de CEN pour des faits présumés de production et diffusion des données de nature à troubler l’ordre publiques. « Il avait comparu libre et tous les renvois qui ont été effectués, il comparaissait et sollicitait des renvois. Nous avons laissé comparaitre libre pour qu’il puisse avoir la latitude de se défendre devant le tribunal. Au cour de l’évolution de la procédure, il est apparue des faits nouveaux extrêmement graves. Ces faits nouveaux ont été révélés par une enquête qui a été diligentée par la police départementale de Tamou. Il est ressorti à travers leur procès-verbal numéro 13 en date du 26 octobre 2022, que, à la suite des évènements, des individus non identifiés, se sont rendus sur le site, ils ont incendié des boutiques et des hangars servant d’habitation. Ils ont posé ces actes dans le seul but de créer des fausses preuves pour accabler les forces de défense et de sécurité pour créditer leur thèse de massacre qui aurait été effectué par les forces de défense et de sécurité » explique- t-il.
Que risque le coordonnateur du mouvement M62 ?
Toujours selon les explications du Procureur, le coordonnateur du M62 risque d’après les dispositions de l’article 378 du code pénal, le fait d’incendier des lieux servant d’habitation est un crime qui est assorti de la peine de 10 à 20 ans d’emprisonnement.
Ce mardi, 25 janvier 2023, les membres du mouvement M62 ont animé un point de presse pour répondre aux chef d’accusation porté sur leur camarade. Selon leur communiqué, le nouveau chef d’accusation soit complicité d’incendie volontaire est un moyen inventé pour priver injustement le coordinateur du M62 de sa liberté bien que le rapport de la police départementale de Tamou, établie à cet effet, n’a ni mentionné le nom du M62 ni celui de son coordinateur. Ils ont demandé à leurs avocats de porter plainte contre le procureur Chaibou Moussa et ses complices pour poursuite arbitraire contre monsieur Abdoulaye Seydou, coordinateur national du M62.

ABDOUL AZIZ MAMANE Salifou

Le communiqué :
Chers amis de la presse, camarades acteurs de la société civile membres du M62, citoyennes et citoyens, mes chers compatriotes.
Notre point de presse d’aujourd’hui, Mardi 24 Janvier 2023 est relatif d’une part à l’évolution sans surprise de l’affaire dite Etat du Niger contre M62 sur le drame de Tamou mais aussi aux nouvelles actions projetées par notre organisation le M62 d’autre part.
Après plusieurs reports demandés par l’avocat de l’Etat du Niger et par manque des moyens de preuve, le ministère public a officiellement renoncé à la poursuite du coordinateur national du M62, le camarade Abdoulaye Seydou, par rapport au chef d’accusation ci-après : production et mise à la disposition du public et diffusion des données de nature à troubler l’ordre public en l’espèce saper le moral de l’armée en chargeant l’institution militaire de terre de carnage à Tamou. Ainsi, le juge en charge du dossier a pris acte de cette décision du parquet lors de l’audience qui s’est tenue hier 23 Janvier 2023 et il a même rassuré le coordinateur du M62 qu’il est libre de ladite poursuite.
En vérité, cette première étape ci-haut décrite n’est que le plan A et le plan B a été mis en marche aussitôt que notre camarade voulait sortir du palais de la justice. C’est en ce moment précis que des éléments des forces de défense et de sécurité ont tenté de le prendre mani-militari et provoquer de ce fait un trouble pour arrêter gratuitement de nombreux citoyens.
Il a fallu que les avocats du M62 fustigent l’irrégularité de cette procédure, pour qu’enfin un nouveau chef d’accusation de complicité d’incendie volontaire à Tamou soit collé à notre camarade Abdoulaye Seydou, coordinateur du M62 et président du REPPAD, puis directement placé sous mandat dépôt à la prison de Kollo.
Dans cette affaire judiciaire entre le M62 et l’Etat du Niger, il est important de comprendre et retenir que :

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