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UEMOA : huit(8) États évaluent leurs réformes communautaires, plus de 19 milliards FCFA de projets à l’examen

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(Echos du Niger 4 nov)La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a lancé ce mercredi 4 novembre 2026, la phase technique de la 12ᵉ revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans quatre(4) États membres. Ouverts simultanément au Bénin, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau et au Mali, les travaux s’inscrivent dans un exercice régional portant sur 149 textes réglementaires et 11 programmes et projets communautaires, représentant plus de 19 milliards de FCFA.

L’objectif est de mesurer les progrès de l’intégration régionale et d’identifier les obstacles à l’application effective des engagements communautaires. À Cotonou, l’ouverture des travaux a été présidée par le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Alastaire Sena Alinsato, en présence du représentant résident de l’UEMOA, Yawovi Batchassi.

Les échanges portent sur l’application des textes communautaires et l’évaluation de trois programmes et projets représentant plus de 4,2 milliards de FCFA. Les autorités béninoises ont inscrit cet exercice dans leur vision nationale de développement « Bénin 2060 Alafia ».

Cotonou

Au Burkina Faso, les autorités entendent améliorer leurs performances dans la transposition et l’application des réformes communautaires. Le représentant du ministère de l’Économie et des Finances, Salifou Savadogo, a affiché l’ambition de dépasser le taux de 88,70 % précédemment atteint. Un projet communautaire de 2,4 milliards de FCFA figure également au programme des évaluations.

À Bissau, les travaux ont été ouverts par le secrétaire d’État au Trésor, Justinho Vieira. L’évaluation concerne notamment la gouvernance économique, le marché commun et les politiques sectorielles. Un projet communautaire de plus de 2,3 milliards de FCFA sera également examiné. Au Mali, la revue porte exclusivement sur l’application de 149 textes réglementaires. Présidant l’ouverture des travaux à Bamako, le conseiller technique Souleymane Diarra a insisté sur la nécessité de traduire les réformes en améliorations concrètes de la gestion publique, du climat des investissements et des services aux populations.

Une évaluation régionale aux enjeux économiques majeurs

À l’échelle communautaire, cette 12ᵉ édition permettra d’apprécier les progrès réalisés dans les huit États membres, particulièrement en matière d’harmonisation réglementaire, de convergence économique et de mise en œuvre des politiques sectorielles. L’exercice examinera également l’application des recommandations formulées lors de la précédente édition. Les conclusions seront consignées dans des mémorandums signés entre la Commission et chaque État.

Ouagadougou

Des perspectives liées à l’application effective des réformes

Au-delà des performances statistiques, le principal enjeu demeure la capacité des États à transformer les engagements communautaires en résultats économiques mesurables. L’amélioration de la circulation des biens, l’harmonisation des réglementations et l’efficacité des investissements communautaires constituent des leviers essentiels pour approfondir l’intégration régionale. La poursuite de cet exercice témoigne également du maintien des mécanismes de coopération économique entre les huit États membres, malgré les recompositions politiques et institutionnelles intervenues dans la région.

La seconde séquence de la phase technique se déroulera du 9 au 19 novembre 2026 en Côte d’Ivoire, au Niger, au Sénégal et au Togo. Les résultats consolidés permettront d’apprécier les avancées régionales et les efforts restant à accomplir pour renforcer l’efficacité des politiques communautaires.

Les Échos du Niger

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