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Niger : décheance provisoire de la nationalité pour 5 personnes

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(Echos du Niger 18 sep) Le président de la République, le général Abdourahamane Tiani, a signé, jeudi 17 septembre 2026, un décret portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne de cinq personnes, selon un communiqué du Secrétariat général du gouvernement publié le même jour à Niamey.

Les personnes visées sont Amadou, dit Ange Barou Chekaraou, né le 18 septembre 1982 à Toudouni, dans la région de Tahoua ; Ouhoumoudou Mahamadou, né le 1er janvier 1954 à Amaloul, également dans la région de Tahoua ; Oumarou Moussa Ibrahim, né le 17 mai 1976 à Tassara ; Ousmane Abdoul Moumouni, né le 24 octobre 1975 à Zinder ; et Boubacar Seyni Souley, né le 28 mars 1976 à Niamey.

Parmi les personnalités citées figure Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre sous la présidence de Mohamed Bazoum. Le communiqué officiel ne précise cependant pas les fonctions ou les activités actuelles des autres personnes concernées.

Cette décision est présentée comme prise en application de l’article 9 de l’ordonnance n° 2024-43 du 27 août 2024. Ce texte institue un fichier regroupant les personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes terroristes ou dans d’autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques ou fondamentaux de la Nation. Il fixe également les modalités d’inscription, de retrait et les effets associés à ce fichier. L’ordonnance a été modifiée et complétée par celle n° 2024-46 du 7 octobre 2024.

Selon le gouvernement, les cinq personnes sont poursuivies pour plusieurs faits présumés, notamment la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public, l’intelligence avec des puissances étrangères et la diffamation par voie électronique.

Les autorités évoquent également leur participation présumée à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation, dans le but de nuire à la défense nationale et à la cohésion sociale. Elles leur reprochent enfin des faits d’atteinte à la sûreté de l’État ainsi que des activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques.

Le communiqué, signé par le secrétaire général du gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, ne fournit pas de précisions sur les procédures judiciaires engagées, les éléments matériels retenus ni les éventuelles voies de recours ouvertes aux personnes concernées. Celles-ci demeurent présumées innocentes des infractions qui leur sont reprochées tant qu’une juridiction compétente n’a pas définitivement établi leur culpabilité.

Les Echos du Niger

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