(Echos du Niger 29 octobre) Après plus de deux mois d’intenses travaux, la Commission Nationale Indépendante d’Organisation de l’Examen Unique de Certification en Santé (EUCES) a proclamé ce lundi 27 octobre 2025 les résultats officiels de la session de cette année. Un résultat remarquable, marqué par un taux global de réussite de 88,99 %, soit une légère progression par rapport à 2024 (88,60 %) et un bond significatif face à 2023 (85,40 %). Des chiffres qui traduisent à la fois la rigueur du processus et le sérieux croissant des écoles de formation en santé au Niger.
Au total, 7894 candidatures ont été soumises à la Commission, dont 7282 dossiers directs et 612 dossiers de candidats recalés. Après vérification et contrôle, 7882 candidatures ont été validées. Parmi elles, 7748 candidats se sont effectivement présentés aux épreuves théoriques et pratiques, contre 134 absents.
À l’arrivée, 6895 candidats ont été déclarés admis, confirmant une dynamique positive dans la formation des ressources humaines sanitaires du pays.
Des résultats homogènes sur l’ensemble du territoire…
Les huit centres d’examen répartis sur le territoire national affichent tous des performances satisfaisantes, reflet d’une amélioration notable de la qualité pédagogique. À Agadez, le taux global de réussite avoisine les 90 %, avec une mention spéciale pour la filière Sage-femme (97,56 %). Diffa, longtemps considérée comme une zone à défi, signe une session exemplaire : 92,59 % pour les Agents de Santé de Base et 100 % pour les sages-femmes. À Dosso, l’un des plus grands centres du pays, les taux flirtent avec la perfection : 96,10 % pour les infirmiers et 99,13 % pour les sages-femmes.
À Maradi, malgré un léger recul sur certaines filières, la performance reste honorable avec 81,68 % de réussite pour les Agents de Santé de Base.Niamey, capitale et centre académique majeur, a enregistré des résultats solides : 88,50 % pour les Agents de Santé de Base et 98,83 % pour les sages-femmes. À Tahoua, Tillabéri et Zinder, la tendance reste la même : des taux oscillant entre 84 et 100 %, preuve que la qualité de la formation se consolide partout, y compris dans les régions périphériques.
Des progrès constants dans la formation sanitaire…
Pour le Dr Mallam Ekoye Saidou, président de la Commission nationale, ces résultats traduisent « la maturité d’un système désormais bien huilé, où l’exigence professionnelle se conjugue avec la montée en compétence des formateurs et des apprenants ».
Le président de la Commission n’a pas manqué de saluer le rôle déterminant du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, du Ministère de l’Enseignement Supérieur, du HCME, des forces de sécurité pour la sécurisation des sites, ainsi que de la presse pour la couverture des travaux. Il a également félicité l’Institut de Santé Publique (ISP) pour avoir abrité les travaux de la Commission durant toute la session, preuve d’un partenariat institutionnel efficace.Des mentions révélatrices d’un niveau général élevéLes distinctions attribuées confirment la qualité des performances :493 mentions Très Bien (7,16 %)2142 mentions Bien (31,07 %)2671 mentions Assez Bien (38,74 %)1589 mentions Passable (23,05 %)Ce palmarès illustre l’effort constant des écoles publiques et privées de formation en santé pour rehausser le niveau de leurs diplômés.
Une réussite qui engage l’avenirAvec un taux de réussite national proche de 89 %, la session 2025 consacre la montée en puissance d’une nouvelle génération de professionnels de santé mieux formés, plus compétents et conscients des défis de leur mission. Dans un contexte de réformes sanitaires et d’exigence accrue de qualité, ces résultats constituent une victoire collective : celle de la rigueur, du travail et de la persévérance.
Le Niger, en consolidant la crédibilité de son système de certification, confirme son ambition d’assurer à sa population des soins de santé fondés sur la compétence et l’excellence.
Youssouf Seriba (lesechosdunigercom)

