Niger : Sortie officielle de 91 repentis du camp de réinsertion de Goudoumaria

Sécurité Société

(Échos du Niger 25 octobre)Le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) initié par l’État du Niger poursuit sa mise en œuvre dans la région de Diffa. Mardi dernier, 91 repentis issus du camp de réinsertion de Goudoumaria ont officiellement achevé leur parcours de déradicalisation et ont prêté serment d’abandonner définitivement toute activité violente et toute affiliation à Boko Haram ou à d’autres groupes armés non étatiques.

Placée sous la présidence du gouverneur de la région de Diffa, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, la cérémonie a réuni plusieurs autorités civiles, militaires et judiciaires. Elle s’est déroulée en deux étapes, à Goudoumaria puis à Diffa-ville.

Ce septième groupe de bénéficiaires comprend 40 hommes, 18 femmes et 33 enfants, qui ont suivi un accompagnement psychologique ainsi que diverses formations professionnelles dans le cadre de leur réinsertion sociale. Lors de la cérémonie, les ex-combattants ont prêté serment sur le Saint Coran, s’engageant à respecter les lois et règlements de la République du Niger et à contribuer à la paix et à la stabilité du pays. Le Gouverneur de Diffa, le Coordonnateur national des programmes de stabilisation et de prise en charge des repentis, ainsi que le Procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Niamey ont, chacun à leur tour, insisté sur l’importance du respect de ces engagements solennels.

En guise de soutien à leur réintégration, les repentis ont reçu des kits d’accompagnement comprenant du matériel nécessaire pour démarrer des activités génératrices de revenus. Cette initiative vise à favoriser leur autonomie économique et à prévenir toute rechute dans la violence. Le programme DDR, soutenu par les autorités nigériennes et leurs partenaires, s’inscrit dans une stratégie nationale de stabilisation et de consolidation de la paix, particulièrement dans les zones affectées par l’insécurité dans le bassin du Lac Tchad.

Avec cette septième vague, le Niger confirme sa volonté d’offrir une seconde chance à ceux qui acceptent de renoncer à la violence et de contribuer à la reconstruction du tissu social.

Youssouf Seriba (lesechosdunigercom)