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Insécurité: 6 soldats tombés et plusieurs assaillants neutralisés dans une attaque revendiquée par l’EIS à Assamaka (Agadez)

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(Échos du Niger 28 septembre) Le samedi 27 septembre aux environs de 14h, le poste frontalier d’Assamaka, dans le nord du pays (Région d’Agadez), a été la cible d’une violente attaque par des individus armés. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) en poste ont vigoureusement réagit et dans la riposte, plusieurs assaillants ont été neutralisés et du matériel de guerre saisi. Malheureusement, six (06) soldats sont tombés au front et un autre a été grièvement blessé au cours de cette attaque qui a été revendiquée par l’État islamique au Sahel (EIS, ex EIGS). En octobre dernier, cette position située à la frontière algérienne a déjà subi une attaque revendiquée par le même groupe terroriste.

Selon des sources sécuritaires, les assaillants lourdement armés étaient venus à bord d’au moins quatre (04) véhicules et les combats ont été assez violents. L’attaque a eu lieu aux environs de 14h, à quelques kilomètres du poste frontalier d’Assamaka, à l’endroit plus connu sous le nom de “Dunes” et par où transitent de nombreux migrants en route ou refoulés d’Algérie.

Le bilan fait état de six (06) militaires tombés au front et un autre grièvement blessé.

Du côté des assaillants, plusieurs ont été neutralisés avec deux (02) corps retrouvés sur les lieux de l’assaut et plusieurs autres abandonnés durant leur repli et découverts lors de la poursuite qui a aussitôt suivie la riposte des soldats en poste.

Du matériel militaire a aussi été saisi dont une arme M80. Dans un communiqué sur ses canaux de communication, l’Etat islamique au Sahel (EIS, ex EIGS) a revendiqué l’attaque du poste situé à la frontière algérienne, dans le nord du pays.

Le 19 octobre 2024, ce même poste avait été attaqué en pleine journée et l’assaut a été également contenu et repoussé par les soldats en place, composés des éléments de l’armée (FAN), de la gendarmerie nationale (GN) ainsi que de la police nationale. La région d’Agadez, dans le nord du pays et qui fait frontière avec des foyers de tensions notamment l’Algérie, la Libye ainsi que le Mali et aussi le Tchad, est régulièrement en proie à l’amplification des menaces sécuritaires même après la série de rébellion touarègue qu’elle a connue durant plusieurs décennies.

Entre trafiquants d’armes et de produits illicites mais aussi de migrants, des groupes terroristes ainsi que des mouvements politico-militaires et de bandes criminelles pullulent dans la vaste zone désertique au sein de laquelle les FDS sont en état d’alerte permanente. Cette semaine, de violents combats ont opposés une patrouille de l’armée, appuyé par des volontaires de l’UNVP, une milice locale, à des bandits armés originaires de pays voisins et de la sous-région, qui attaquaient des convois de camions de commerçants, chercheurs d’or et autres marchandises et passagers qui écument la région.

Ikali DH(lesechosduniger.com)

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