(Echos du Niger 19 septembre) L’Algérie a réagi fermement à l’annonce du gouvernement malien qui a déclaré, le 4 septembre dernier, avoir déposé une requête introductive d’instance contre elle auprès de la Cour internationale de justice (CIJ). Dans un communiqué rendu public hier vendredi 19 septembre, le ministère algérien des Affaires étrangères a qualifié cette démarche de « manœuvre grossière et désespérée ».
Selon le document, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, avait déjà démenti, le 13 septembre, l’existence de cette requête. Cependant, Bamako a confirmé le dépôt officiel du document le 16 septembre. L’Algérie dénonce un « paradoxe saisissant » de la part du régime Malien qui, selon elle, « piétine la légalité et l’ordre constitutionnel dans son propre pays » tout en prétendant s’attacher aux principes de droit international.
Le ministère accuse le gouvernement Malien d’être responsable du « désastre politique, économique et sécuritaire » qui secoue le Mali et de chercher à détourner l’attention par une instrumentalisation de la CIJ. Il estime que Bamako tente de se défausser de ses responsabilités en désignant l’Algérie comme bouc émissaire dans la crise que traverse le pays croit savoir Alger.
Le ministère algérien conclut en annonçant qu’il notifiera officiellement à la CIJ, en temps opportun, son refus de cette procédure qu’il qualifie de purement « manœuvrière » et dénuée de fondement. Cette nouvelle tension marque un nouvel épisode dans la détérioration des relations entre Alger et Bamako, sur fond de crise sécuritaire régionale et de rivalités diplomatiques au Sahel.
Les Echos du Niger

