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Attaque de Tillabéri: l’Armée confirme la mort au front de 14 soldats dans une embuscade revendiquée par l’Etat islamique (EIS)

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(Echos du Niger 15 sept) Comme nous l’avions annoncé dans un précédent article au lendemain de l’attaque, une dizaine de soldats sont tombés au front lors d’une embuscade menée par des individus armés présumés membres de l’Etat islamique au Sahel (EIS, ex EIGS),  le mercredi 10 septembre dernier, près de Tillabéri. Dans son dernier bulletin des opérations militaires, diffusé samedi soir, l’armée nigérienne a confirmé que quatorze (14) soldats sont tombés au front et deux (02) autres blessés. Une opération de ratissage a aussitôt été lancée dans cette zone des 3 frontières où les attaques terroristes contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et surtout les exactions contre les civils ne cessent de s’amplifier. Face à cette situation alarmante, l’armée nigérienne a réaffirmé sa détermination à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme et toutes les menaces sécuritaires.

Dans son communiqué, l’état-major des Armées rapporte qu’une unité avait été déployée après des informations signalant un vol de bétail par des hommes armés. Malheureusement, poursuit la même source, l’opération s’est révélée être « un leurre destiné à attirer la patrouille dans un guet-apens ». En effet, est-il indiqué, la patrouille est tombée sur « un groupe terroriste au guidon d’une cinquantaine de motos » et « de violents combats » se sont engagés, entraînant des pertes importantes dans les rangs de l’armée.. D’après la même source, quatorze militaires « sont tombés au champ d’honneur » et deux autres ont été blessés avant d’être pris en charge.

L’armée indique avoir lancé « une opération de ratissage de grande envergure » pour retrouver les assaillants. Dans son communiqué, l’armée a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte contre le terrorisme « sans relâche », malgré la persistance des violences dans cette zone instable, située à la frontière avec le Mali et le Burkina, au nord-ouest du pays.

Attaques terroristes en série

L’attaque qui a visée le chef lieu de la région, qui abrite plusieurs compagnies et unités militaires, a été revendiquée par l’Etat islamique au Sahel (EIS, ex EIGS). Un coup d’éclat qui a de quoi amplifier la psychose au sein des populations et qui illustre, néanmoins,  l’ampleur de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette zone des trois frontières qui fait face depuis des années à une multiplication des attaques terroristes menées principalement par l’EIS et aussi par le JNIM (affilié à Al Qaeda). En dépit de l’intensification des opérations militaires dans la région (Zone de défense 1 et 9) et le lancement de plusieurs opérations militaires nationales (Almahaou sur la rive gauche du fleuve du Niger et Niyya sur l’autre rive) ainsi que celles en coordination avec les forces des autres pays de la Confédération des États du Sahel (AES).

Dans un rapport publié le même mercredi 10 septembre, l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) s’est alarmée de la situation avec l’intensification ces dernier mois par des combattants affiliés à l’État islamique, des attaques dans cette région de l’ouest du Niger, où des incursions terroristes documentées  ont fait plus de 127 morts lors de cinq assauts distincts depuis mars 2025.

Des attaques qui ont visées dans plusieurs localités de la région de Tillabéri, à la frontière avec le Burkina Faso et le Mali, une zone connue comme l’un des foyers du terrorisme en Afrique de l’Ouest, où opèrent des groupes liés à l’État islamique (EIS) et à Al-Qaïda (JNIM). Et l’ONG internationale de défense et de protection des droits humains de saisir l’occasion pour demander aux autorités nigériennes d’enquêter et de poursuivre les responsables de ces attaques, qualifiées “d’apparents crimes de guerre” avant de plaider auprès du gouvernement en faveur du renforcement “des  mesures de protection des populations civiles”.

Ikali Dan Hadiza (lesechosduniger.com)

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