Niger-Benin : Mystère et inquiétude autour de la fermeture de l’agence Nita Transfert à Cotonou 

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(Echos du Niger 11 septembre) Que se passe-t-il entre l’agence Nita Cotonou et les autorités béninoises ? Depuis le samedi 5 septembre, l’agence Cotonou de Nita Transfert d’argent située au quartier Zango, dans les locaux de la compagnie de transport STM dans la capitale béninoise, est fermée après une opération musclée de la police républicaine béninoise.

Selon des informations recoupées par Les Échos du Niger, une équipe de la police a fait irruption samedi dernier à l’agence pour une perquisition, emportant non seulement le matériel informatique et administratif, mais également les agents présents sur les lieux. Depuis, cette agence reste hermétiquement fermée, laissant les clients dans le désarroi. Beaucoup de commerçants, transporteurs et particuliers qui dépendent de Nita pour leurs transactions, notamment vers le Niger et d’autres pays voisins, se retrouvent bloqués, incapables d’accéder à leurs fonds ou de réaliser des transferts urgents.

Les raisons de cette intervention policière demeurent floues. Selon une source locale contacté par nos soins « depuis l’affaire des deux nigériens arrêtés à la frontière avec de l’argent liquide avoisinant les 265 millions FCFA en août dernier, le gouvernement a renforcé la vigilance dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités illicites » indique notre source.

Les autorités béninoises, pour l’heure, n’ont publié aucun communiqué officiel expliquant les motifs de la fermeture. Ce silence nourrit les spéculations et alimente la méfiance. Du côté de Nita Transfert, c’est également le mutisme total. Ni le siège international ni les responsables locaux n’ont communiqué pour rassurer la clientèle ou clarifier la situation. « J’ai de l’argent en attente depuis trois jours, mais personne ne me dit quand je pourrai le récupérer » nous confie une cliente inquiète.

Cette situation intervient dans un contexte régional tendu, marqué par une vigilance accrue des États d’Afrique de l’Ouest face aux flux financiers transfrontaliers. Les services de transferts d’argent, très utilisés par les diasporas et les commerçants, sont également des canaux prisés pour des transactions opaques.

Les Echos du Niger