Transport aérien : le Niger se dote de sa compagnie nationale, Niger Air International

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(Échos du Niger 8 septembre) Le Conseil des ministres a adopté, ce jeudi, un projet de décret portant création d’une société d’économie mixte dénommée « Niger Air International », nouvelle compagnie aérienne nationale.Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République axée sur le développement des bases de production pour la souveraineté économique. Le capital social de la société sera majoritairement détenu par l’État et des entités publiques, tout en restant ouvert aux investisseurs privés.

Selon le communiqué du gouvernement, la création de Niger Air International vise à désenclaver le pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en offrant des liaisons aériennes fiables et régulières. Cette compagnie devrait ainsi contribuer à stimuler les échanges commerciaux, à favoriser la mobilité des personnes et à renforcer l’attractivité économique du Niger. Au Niger, le transport aérien reste marqué par une forte dépendance vis-à-vis des compagnies étrangères. Le pays ne dispose plus, depuis plusieurs années, d’une compagnie nationale, ce qui a accentué les défis liés à la connectivité et à la souveraineté dans ce secteur stratégique.

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey, malgré sa modernisation récente, reste sous-exploité en raison du manque de liaisons directes vers certaines destinations clés, notamment en Afrique de l’Ouest et en Europe. Le lancement de Niger Air International intervient également dans un contexte régional concurrentiel, où des compagnies comme Air Côte d’Ivoire, Asky ou encore Air Burkina dominent le marché sous-régional. Le défi pour le Niger sera donc de proposer une offre compétitive tout en assurant la viabilité financière de la compagnie, un point souvent critique pour les compagnies publiques en Afrique.

Au-delà de l’enjeu économique, ce projet revêt une dimension stratégique et symbolique. Une compagnie nationale permettra non seulement de renforcer la souveraineté du pays dans un secteur vital, mais aussi de soutenir le développement du tourisme et des investissements.

Reste désormais à assurer une gestion rigoureuse pour éviter les écueils qui ont conduit, par le passé, à l’échec de projets similaires dans la sous-région.

Les Échos du Niger