(Echos du Niger 8 septembre) La capitale cap-verdienne a accueilli, du 3 au 5 septembre 2025, une conférence régionale organisée par l’UNESCO consacrée à l’intégrité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel. L’événement a réuni des représentants de gouvernements, d’organisations internationales, de la société civile et de médias pour discuter des défis liés à la désinformation, à la haine en ligne et aux menaces qui pèsent sur la liberté d’informer.
Durant trois jours, les participants ont échangé sur la prolifération des fake news, l’usage croissant des deepfakes et la manipulation de l’information, particulièrement en période électorale ou de crise sécuritaire. Selon l’UNESCO, la désinformation constitue désormais une menace directe pour la stabilité démocratique et la cohésion sociale dans la région.
À l’issue des travaux, un Plan d’Action de Praia a été adopté. Il vise à renforcer la gouvernance des plateformes numériques, promouvoir l’éducation aux médias, améliorer l’accès équitable à une information fiable et soutenir la création d’unités de vérification des faits au sein des États. La Sierra Leone a notamment annoncé son engagement à mettre en place un dispositif national de fact-checking. Cette rencontre a été organisée avec l’appui de partenaires tels que l’Union Européenne, la GIZ et d’autres institutions régionales. Pour l’UNESCO, il s’agit d’un premier pas vers une réponse collective et coordonnée face aux menaces informationnelles.
Le Niger a été présenté à cette conférence par le ministère de la communication tutelle du secteur des médias, des organisations d’appui au média œuvrant au Niger, acteurs du numérique.
Le choix de Praia illustre la volonté de placer l’intégrité de l’information au cœur des politiques publiques régionales. Les conclusions de la conférence devraient servir de base pour des initiatives à plus grande échelle en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Les Échos du Niger

