(Echos du Niger 8 août) Le 5 août 2025, en marge de la troisième Conférence des pays en développement sans littoral à Awaza (Turkménistan), le Burkina Faso a signé un accord de consultations politiques avec le Turkménistan. Cet accord crée un canal permanent de dialogue entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays et symbolise la volonté d’Ouagadougou de tracer sa propre voie diplomatique. Il intervient après l’établissement de relations diplomatiques en 2016 et marque un tournant vers une diversification accrue des partenariats.
Les autorités burkinabè soulignent que ce pacte reflète la souveraineté du pays et son droit à choisir ses partenaires en fonction de ses intérêts stratégiques. Le Turkménistan représente un partenaire attractif : il détient la cinquième réserve mondiale de gaz naturel et 60 % de ses exportations proviennent du pétrole. Pour Ouagadougou, la coopération envisagée pourrait offrir un accès privilégié à une expertise énergétique et ouvrir des possibilités dans les secteurs du gaz, de l’électricité et des ressources fossiles. Elle pourrait également stimuler des échanges économiques et favoriser le partage de bonnes pratiques dans la gestion des ressources naturelles.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification diplomatique et économique, où le Burkina Faso cherche à renforcer sa souveraineté et à s’affranchir des alliances traditionnelles. En élargissant sa palette de partenaires, le pays espère créer de nouvelles opportunités commerciales et renforcer sa résilience économique. L’accord avec le Turkménistan illustre cette volonté d’explorer de nouveaux horizons géopolitiques et de s’ouvrir à des marchés énergétiques prometteurs.
Alkacir Bako(lesechosduniger.com)

