(Échos du Niger 29 juillet) La crise du logement s’aggrave au Niger, surtout dans les villes où les loyers sont fixés librement par des propriétaires sans régulation. Même avec les moyens de payer, trouver un logement décent au bon rapport qualité-prix reste difficile.
Le Gouvernement envisage des réformes majeures de la tarification des loyers, selon le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Colonel Abdoul Kadri Amadou Daouda, cité par Le Sahel du 29 juillet 2025. « À court terme, des réformes juridiques sont en cours concernant la tarification des loyers, les relations entre bailleurs et locataires, et la copropriété, afin d’améliorer la gestion du foncier au bénéfice de la population » a déclaré le Colonel Abdoul Kadri A. Daouda dans le quotidien gouvernemental.
Il a annoncé que le Gouvernement est engagé « en faveur d’un urbanisme durable et résilient ».La hausse préoccupante des loyers rend urgente une intervention publique structurée.
L’absence de régulation claire sur le marché du logement urbain crée de l’incertitude pour bailleurs et locataires, et facilite la hausse des prix, rendant l’accès à un logement sûr et abordable difficile pour beaucoup.Le Gouvernement, affirme le ministre, compte instaurer un nouveau cadre législatif et administratif pour rééquilibrer les droits et devoirs des bailleurs et des locataires.
Peut-être que cela inclurait notamment la mise en place de plafonds sur les loyers selon les quartiers, la création d’un registre public des locations et le renforcement des mécanismes de médiation en cas de litige. Le Colonel Abdoul Kadri A. Daouda a indiqué que son ministère prévoit également de promouvoir la construction de logements sociaux, afin de permettre des investissements visant à diversifier l’offre immobilière. Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat prévoit des incitations fiscales pour encourager une urbanisation cohérente, réduire les coûts et soutenir l’économie nationale.
Les Échos du Niger

