Niger: les autorités interdisent la manifestation que projette le mouvement citoyen MINNJE pour la libération de Bazoum

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(Échos du Niger 24 juillet) Comme il fallait s’y attendre, les autorités de la ville de Niamey ont interdit la marche suivie de meeting populaire que projette d’organiser, le dimanche 27 juillet prochain à Niamey, le Mouvement Indépendant pour un Niger Nouveau dans la Justice et l’Égalité (MINNJE-Ir Laabo-Kassar Mucé). Dans un arrêté signé le mercredi 23 juillet 2025, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey a motivé sa décision par des “raisons d’ordre sécuritaire”. Pour rappel, dans sa déclaration d’intention, le Mouvement citoyen, projetait d’organiser une “manifestation pacifique” pour réclamer entre autre, la justice, la sécurité et la libération de l’ancien président Bazoum Mohamed.

Sans surprises, les autorités municipales viennent d’interdire la marche suivie de meeting que projetait d’organiser, le dimanche prochain à Niamey, le MINNJE-Ir Laabo-Kassar Mucé. Malgré le caractère “pacifique” de la manifestation, l’Administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Soumana Garanke a évoqué des “raisons d’ordre sécuritaire” pour interdire sa tenue. Il faut dire également que les motifs de la manif y sont certainement pour quelque chose dans cette interdiction.

Dans le courrier de déclaration adressé aux autorités municipales, le coordinateur national du Mouvement, Abdourhamane Idé Hassane, avait indiqué que la manifestation populaire visait à réclamer “l’indépendance de la justice” ainsi que la traduction devant les juridictions compétentes “des délinquants économiques et financiers”; “la dotation des Forces de défense et de sécurité (FDS) en moyens de guerre” afin de renforcer leur capacité dans la lutte contre le terrorisme, et last but not the least, “la libération sans condition de l’ancien président Mohamed Bazoum, détenu depuis le 26 juillet 2023”.

La manifestation devrait ainsi se tenir en pleine célébration du deuxième anniversaire des évènements du 26 juillet 2023 et de l’avènement du CNSP au pouvoir et risquait donc de contrarier les autorités. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des manifestations qui avaient le même objet soient interdites par les autorités bien que jusque-là, ce sont des associations ou regroupements proches du président déchu qui étaient à la manœuvre.

Ainsi donc, le projet de manifestation pour réclamer la libération de l’ancien chef de l’Etat n’aurait fait que le buzz! Et au regard du contexte sociopolitique et sécuritaire actuel, ce n’est pas demain la veille de voir une autorisation de manifester accorder à un quelconque mouvement qui va aller dans le même sens.

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